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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 22:33

Blaise Cendrars ,

de son vrai nom Frédéric Louis Sauser,

est un écrivain français d'origine Suisse, né le 1er septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel (Suisse). Il est mort à Paris le 21 janvier 1961. À ses débuts, il a brièvement utilisé les pseudonymes de Freddy Sausey, Jack Lee et Diogène.

 

Dès le début de la guerre de 14-18 il s'engage comme volontaire étranger dans l'armée française avant d'être versé dans la Légion étrangère. Parmi ses compagnons d'armes de la Légion étrangère avec lesquels il combattit figure notamment Eugène Jacques Bullard  premier pilote noir des Forces Alliées à partir de 1917. Gravement blessé le 28 septembre 1915, il est amputé du bras droit. Il écrira sur cette expérience, son premier écrit en prose de la main gauche : La main coupée.

 

Le 16 février 1916, il est naturalisé français. Écrivant désormais de la main gauche, il travaille dans l'édition et délaisse un temps la littérature pour le cinéma, mais sans succès.

La Main coupée est une œuvre autobiographique dans laquelle Blaise Cendrars (1887-1961) évoque son expérience de la guerre de 1914-18. De nationalité suisse, il s'est alors engagé comme volontaire étranger dans l'armée française et il a perdu sa main droite au combat le 28 septembre 1915. Dans ce livre conçu comme un enchaînement de portraits et de souvenirs, il rend hommage à tous les hommes qui ont traversé cette guerre avec lui, transformant la chose la plus atroce, la guerre, en une aventure humaine et une leçon d'amitié.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 11:26

 Louis Barthas ,

tonnelier à Peyriac-Minervois, . militant socialiste, il  participa dans sa région à la création du syndicat des ouvriers agricoles et partageait les idées pacifiques de Jean Jaurès.

À la déclaration de guerre, il fut mobilisé au 280e régiment d'infanterie de Narbonne avec le grade de caporal qu'il conserva pendant la durée du conflit. En décembre 1915, il a rejoint le 296e régiment d'infanterie, puis le 248e régiment d'infanterie en novembre 1917. Durant quatre ans, il combattit dans les secteurs les plus dangereux du front : Notre-Dame-de-Lorette, Verdun, la Somme et le Chemin des Dames, dans les tranchées et traversa l’enfer avec ses camarades. Il sortit totalement épuisé de ces quatre années de guerre.

.Louis Barthas a écrit ses expériences de guerre dans un journal personnel très apprécié, préfacé par Rémy Cazals en 1977 sous le titre Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918 (Éditions François Maspero, Paris). C’est un ouvrage de plus de 500 pages dont François Mitterrand  affirma qu'il avait une haute valeur historique et qu'il constituait une véritable œuvre littéraire. Le seul bagage de Louis Barthas était son Certificat d’études, il reçut tout de même le premier prix du canton et fut primé par le Conseil général.

Louis Barthas avait beaucoup lu : Karl Marx, Victor Hugo, Émile Zola, Anatole France..

Dans cet ouvrage, de nombreux auteurs écrivant sur les faits de la Première Guerre mondiale n'hésitent pas à piocher des citations, il fait partie des incontournables pour qui s'intéresse à cette période.

Après l’armistice, Louis Barthas reprit son métier de tonnelier

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 21:22

 Paul Tuffrau

partit en août 1914 comme sous-lieutenant de réserve.

Blessé plusieurs fois pendant ces quatre années de guerre, il refusa d'être évacué, sauf durant un mois en 1917. C’est alors qu’il reçut, le visage bandé, la Légion d’honneur..

Il termina la guerre, Croix de Guerre, chef de bataillon dans l'armée du général Mangin et achèva l'année 1918 comme commandant de place à Sarrelouis.

Pendant toute la durée de la guerre, il a partagé, au quotidien, dans les tranchées, avec ses hommes et ses camarades, leur vie, leurs souffrances…

Plus tard, il revit les champs de bataille de la Marne, où, pendant les tragiques combats de 1914, il faillit être tué - tout près  de l'endroit où, le même jour, est tombé Péguy qu'il avait rencontré peu de temps auparavant chez Romain Rolland.

Il a constaté que, trop souvent, des ordres inadaptés étaient transmis par des États-majors qui ne connaissaient pas le terrain, et qui, faute de compétence vraie, exposaient des vies bien inutilement.

Il lui était impossible de le dire en pleine guerre, dans les articles où il décrivait la vie dans les tranchées, les combats, articles qu'il envoyait régulièrement au quotidien "Le Journal" sous le pseudonyme de Lieutenant E.R. et qui furent édités en 1917 par Payot sous le nom de Carnet d'un Combattant. .

Il tenait des carnets où il notait tout au jour le jour et ces carnets furent publiés, après sa mort, en 1998, sous le titre :

 

 1914-1918 –Quatre Années sur le Front. Carnets d'un Combattant.

 

 Ces carnets ont été écrits par un homme qui a participé pleinement aux combats tout au long des quatre années de guerre - et, à ce titre, il s'agit d'un témoignage saisissant - mais, ils sont le fait d'un écrivain et d'un véritable humaniste.

Paul Tuffrau passait de tranchée en tranchée, exposé comme tous aux balles, aux grenades, aux obus qui éclataient autour d'eux, mais, lorsque les combats se calmaient, il restait sensible à la beauté des paysages, à la douceur du printemps, au charme des villages qu'il traversait. Il ne put un instant, oublier la guerre, dont il fut parti prenante. Le contraste entre son engagement et sa disponibilité à voir ce qui l'entourait, fait de son œuvre  un témoignage poignant et réaliste.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 15:08

"Au secours ! On assassine des hommes !"

 

alt=Description de cette image, également commentée ci-après Roland Lecavelé, dit Roland Dorgelès, né le 15 juin 1885 à Amiens et mort le 18 mars 1973 à Paris, est un journaliste et écrivain français, membre de l'Académie Goncourt de 1929 à 1973.

C'est Roland Dorgelès

qui lança ce cri dans son roman de la Grande Guerre paru en 1919, Les Croix de bois.

Il savait de quoi il parlait, lui qui a partagé le quotidien des poilus dans les tranchées, quand les obus tombaient et explosaient tout autour, avant que ne vienne l'ordre de sortir de cet abri précaire et de courir à l'assaut sous les balles des mitrailleuses.

"On assassine des hommes !"... Cette phrase, bien que le livre ait été particulièrement apprécié par ceux qui avaient connu la réalité de la guerre, a suscité certains commentaires malveillants.

Les surréalistes, surtout, ont reproché à l'auteur d'être outrancier, lyrique à bon compte, sentimental... Ils se sont moqués de la façon excessive dont il exprimait son émotion.

Pourtant, Roland Dorgelès était, dans sa jeunesse,  un clown, au moins un fantaisiste.

La guerre l'a rendu très sérieux. Il y a découvert la vérité de l'aventure humaine : souvent, elle rassemblait  l'atroce et le grotesque, le rire et l'émotion, le drame et la légèreté.

Tout cela est lié dans la vie comme au théâtre

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 11:19

Le destin tragique du Grand Meaulnes

 

 

 

Tombe d'Henri-Alban Fournier, dit Alain-Fournier, dans la nécropole nationale de Saint-Remy-la-Calonne.

 

Mobilisé dès la déclaration de guerre, le 2 août 1914,

Alain Fournier a rejoint son régiment, le 288e régiment d'infanterie à Mirande . Il fut affecté à la 23e compagnie, puis il partit d'Auch en train, jusqu'au camp de Suippes, le front de Lorraine, comme lieutenant d'infanterie.

Le 23 août, ses hommes et lui rejoignirent le front de Lorraine, Après une semaine de marche, ils arrivèrent aux environs d'Étain. Avec sa compagnie, il participa  à plusieurs combats meurtriers autour de Verdun.

Le 22 septembre 1914, un détachement de deux compagnies, la 22e, commandée par le lieutenant Paul Marien et la 23e, commandée par le lieutenant Fournier reçurent l'ordre d'effectuer une reconnaissance offensive sur les Hauts de Meuse, en direction de Dommartin-la-Montagne à vingt-cinq kilomètres au sud-est de Verdun.

Si l'on doit en croire les témoignages postérieurs, assez divergents, du sergent Zacharie Baqué et du soldat Laurent Angla,

Fournier et ses hommes sont parvenus jusqu'à la Tranchée de Calonne où ils furent rejoints par le capitaine de Savinien Boubée de Gramont qui prit  la direction des opérations et décida d'attaquer l'ennemi. Entendant des coups de feu, ils veulent rejoindre la 22e compagnie de Marien qui s'est retrouvée face à un poste de secours allemand et a ouvert le feu.

.Après avoir fait quelques prisonniers, ils furent  pris à revers par une compagnie prussienne à la lisière du bois de Saint-Rémy et furent décimés par la mitraille. Trois officiers (dont Alain Fournier) et dix-huit de leurs hommes furent tués ou grièvement blessés, tandis que Marien et le reste du détachement ont réussi  à se replier.

Sur le Journal de marche et d'opérations du 288e R.I., trois officiers, un sergent et dix-huit soldats des 22e et 23e compagnies sont portés « disparus » au « combat de Saint-Rémy, du 21 au 30 septembre ».

 Fin septembre 1914, << Le Grand Meaulnes>> fut porté disparu, au cours d’un combat dans le bois de Saint-Rémy, sur la crête des Hauts de Meuse.

On sut plus tard qu’il a été tué ainsi que son capitaine et plusieurs autres hommes de son régiment, dans l’après-midi du 22 septembre 1914. Il n'avait pas encore vingt-huit ans.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 22:17

Hypothèse alarmante !

Une thèse très cohérente. Cette vidéo demande 8 minutes d’attention.

Pourquoi une info aussi importante, n'est diffusée que très peu sur les radios et

chaines TV ?

    Regardez attentivement cette vidéo publiée il y a moins d'une semaine, elle fait carrément froid dans le dos !!!

Très clairement, un polytechnicien, ingénieur en génie nucléaire ex-employé EDF, nous apprend que selon lui, nous serions à la veille
> d'une attaque majeure dirigée contre nos centrales nucléaires.


> www.youtube.com/embed/bAYZR86mwEM?feature=player_detailpage


> A mon humble avis, le témoignage de Bruno Comby est à prendre

plus qu'au sérieux, il sait de quoi il parle, ce monsieur !
> Nos sociétés modernes et suréquipées ne sont, en réalité, que des tigres de papier face à des tarés vivant comme au moyen âge.


> Faites suivre à tous vos correspondants.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 13:34

Résultat de recherche d'images pour "alain Fournier"

 

 

 

 

Meaulnes en quête d'amour !

 

D’octobre 1907 à septembre 1909, Alain Fournier fit son service

militaire,  à Vincennes et à Paris puis le peloton d'élève officier à Laval et il fut nommé sous-lieutenant à Mirande, dans le Gers.

Toujours hanté par le souvenir d'Yvonne, il se mit à écrire des poèmes, des contes et nouvelles qui furent publiés après sa mort par Jacques et Isabelle Rivière sous le titre<< Miracles.>>

Après son service militaire, Alain Fournier chercha un emploi. En avril 1910, il devint rédacteur à Paris Journal. Il rencontra Jeanne Bruneau, une jeune modiste, originaire de Bourges. Il semblait très amoureux, car il se donna d’abord tout entier à elle. Mais Jeanne ne le comprenait pas.

Le 19 octobre 1910, il a écrit à Jacques et à sa sœur : « C'est fini ».

Cependant, Alain et Jeanne se revirent et la rupture définitive ne se produira qu'au mois d'avril 1912.

Après la séparation, Alain Fournier confia dans sa correspondance :

 « J'ai fait tout cela pour me prouver à moi-même que je n'avais pas trouvé l'amour. »

A partir de 1910, Alain Fournier se mit  à l'écriture du Grand Meaulnes. En 1912, il quitta la rédaction de Paris Journal, devint le secrétaire de Claude Casimir-Perier avant d'entamer avec la femme de ce dernier, la célèbre actrice « Madame Simone », de son vrai nom Pauline Benda, une liaison passionnée.

Pendant l’été de 1913, huit ans après la rencontre du Grand Palais, Alain Fournier revit "son amour" à Rochefort, Yvonne de Quiévrecourt, devenue Madame Brochet, elle est mère de deux enfants. Il lui  remit une lettre écrite un an plus tôt et la quitta pour toujours et revint vers Simone.

Achevé au début de 1913, Le Grand Meaulnes parut   dans La Nouvelle Revue Française (de juillet à novembre 1913), puis en volume chez Emile-Paul. Sélectionné pour le prix Goncourt, le roman obtint 5 voix au dixième tour de scrutin. Pourtant au onzième tour, ce fut :

<<Le Peuple de la Mer>> de Marc Helder,  qui fut couronné.

La presse fut cependant très élogieuse à l’égard du

<< Grand Meaulnes>> d'Alain Fournier.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 15:24

La naissance du << Grand Meaulnes >>

 

   maison natale à La Chapelle-d'Angillon.

 

Le 1er juin 1905, jour de l'Ascension, Alain Fournier, étudiant au lycée Lakanal, alla visiter le « Salon de la Nationale » au Grand Palais.

En descendant l'escalier de pierre, son regard croisa celui d'une jeune fille blonde, élégante, élancée, une vieille dame appuyée à son bras. Il se mit à la suivre jusqu’au Cours la Reine, puis sur un bateau où elles embarquèrent ; il continua à la suivre à distance jusqu'à sa maison du boulevard Saint-Germain. Les jours suivants, il revint plusieurs fois sous ses fenêtres

Un soir, il aperçut le visage de la jeune fille, derrière la vitre, elle était intriguée et amusée de le retrouver sous ses fenêtres...

Le lendemain matin, dimanche de la Pentecôte, il revint en uniforme de collégien. La jeune fille sortit de la maison, vêtue d’un grand manteau marron. Avant qu'elle ne prenne le tramway, il l'accosta et en « amoureux transi », il murmura : « Vous êtes belle ». Elle hâta le pas, mais il monta derrière elle jusqu'à l'église Saint-Germain-des-Prés.

A la sortie de la messe, il osa l'aborder de nouveau et c'est « la grande, belle, étrange et mystérieuse conversation » entre ces deux jeunes êtres qui, jusqu'au pont des Invalides vont laisser vivre leur rêve ; elle lui demanda son nom, il répondit timidement <<Henri Alban Fournier>> Elle vit son  regard interrogateur, elle comprit et hésita , puis, « le regardant bien droit, pleine de noblesse et de confiance, elle dit fièrement :

Mon nom ? Je suis mademoiselle Yvonne de Quiévrecourt. »

Puis, elle répéta à plusieurs reprises : « A quoi bon ? À quoi bon ? »,

Frémissante comme une hirondelle qui  tremblait du désir de reprendre son vol ; elle lui défendit de la suivre. Il la regarda s’en aller ; elle se retourna  et, une dernière fois, elle le regarda longuement.

Cette rencontre, dont il a noté tous les détails, dès les jours suivants, va déterminer la vie entière du futur écrivain, Alain Fournier.  Il la transposera presque littéralement dans Le Grand Meaulnes. Pendant huit ans, l’auteur s'efforça de raconter son histoire en l'associant à ses plus chers souvenirs d'enfance.

En mai 1906, le jour anniversaire de cette rencontre, Alain Fournier guetta vainement la jeune fille et confia tristement, le soir même à Jacques Rivière : « Elle n'est pas venue. D'ailleurs fut-elle venue, qu'elle n'aurait pas été la même ». Cette année-là, il échoua au concours d'entrée à l'Ecole Normale.

En juillet 1907, au terme d'une ultime année préparatoire au lycée Louis Le Grand, il échoua de nouveau à l'Ecole Normale. Le lendemain, il apprit qu'Yvonne de Quiévrecourt était mariée depuis plus d’un an. Il  passa une quinzaine de jours de vacances à Cenon dans la famille de son ami Jacques, qu’il reçut ensuite chez ses parents à La Chapelle d’Anguillon.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 14:37

Maison natale de Giono à Manosque

 

Jean Giono naquit à Manosque, le 30 mars 1895

et décéda à Manosque, le 9 octobre 1970.

C’est un écrivain et un scénariste français, d'une famille d'origine piémontaise. 

Son oeuvre a pour cadre le monde paysan provençal. Inspirée par son imagination et ses visions de la Grèce antique, son œuvre romanesque dépeint la condition de l'homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle.

Son père était un cordonnier anarchiste, d'origine italienne, qui passait beaucoup de temps à lire la Bible;

Sa mère, née à Paris et d'origine picarde, dirigeait un atelier de repassage mexicain.

Giono a évoqué son enfance dans "Jean le Bleu".

Son père aurait accueilli de nombreux  proscrits et exilés.

 En 1911, la mauvaise santé de son père et les faibles ressources de sa famille l'obligent à arrêter les études. Il travailla dans une banque, le Comptoir national d'escompte et  parallèlement, il  s'instruisait en autodidacte pour assouvir sa soif de savoir.

 

En 1915, pendant la Première Guerre mondiale, son entrée en guerre, au cœur d'une des batailles les plus terribles du conflit, le traumatisa. En 1916, il participa aux combats de Verdun, du Chemin des Dames, du Mont Kemmel . Il découvrit l'horreur de la guerre, les massacres, un choc qui le marqua pour le reste de sa vie. Il évoqua cette douloureuse expérience dans Le Grand troupeau ainsi que dans ses écrits pacifistes des années 30. Son meilleur ami et nombre de ses camarades furent tués à ses côtés.  Jean Giono fut  « légèrement » gazé. Il resta choqué par l'horreur de la guerre, les massacres, la barbarie, l'atrocité de ce qu'il a vécu dans cet enfer, et il devint un pacifiste convaincu, comme bon nombre d’anciens combattants de la Première Guerre mondiale.

 

Soldat durant la Première Guerre mondiale, Jean Giono n'aborda objectivement cette période de sa vie que dans Refus d'obéissance, c'est-à-dire bien après ses premières publications. L'influence de la guerre est cependant  très forte tout au long de son œuvre. S'il est inclassable, Giono est sans conteste un humaniste et un pacifiste.

"Je ne peux pas oublier" sont les premières pages de la première partie de Refus d'obéissance

Sous la forme d'un roman, c'est un réquisitoire contre la guerre. Le livre s'ouvre sur des images saisissantes de la descente du troupeau, comme une eau épaisse lâchée hors de son lit, vague après vague, serré frileusement derrière le bélier maître. Ces grandes images de l'Apocalypse éclairent ensuite les scènes de guerre, alternant avec les images du plateau déserté

"C'est un livre pacifiste, mais c'est surtout un livre d'un homme qui a fait la guerre, qui déteste la guerre et qui ne veut plus la refaire. Voilà tout".
disait Giono


De retour de la guerre, en 1919, Giono retrouva Manosque et son emploi à la banque.
Son père décéda en avril 1920;Giono épousa Elise Maurin en juin.

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 14:07

  Alain Fournier

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Alain n’était pas le prénom de l’auteur du Grand Meaulnes : il s’appelait Henri Alban Fournier. Ce n’est qu’en décembre 1907, qu’il a choisi ce demi pseudonyme littéraire, en faisant paraître dans La Grande Revue un article intitulé « Le corps de la femme »

Henri Fournier  naquit le 3 octobre 1886 à la Chapelle- d 'Anguillon, au nord du département du Cher, dans la petite maison de ses grands-parents maternels.

Fils d'instituteurs, il passa son enfance en Berry. Après cinq ans passés à Marsais, près de Saint-Amand-Montrond, la famille a suivi le père, nommé en 1891, directeur de l'école d'Epineuil-le-Fleuriel,  non loin de Montluçon.

Le jeune Henri Alban Fournier y resta jusqu’en 1898, avant d'entrer en sixième, comme pensionnaire au lycée Voltaire à Paris, où il resta trois ans.

En 1901, il  désirait devenir marin, il rentra en seconde au lycée de Brest pour préparer l'Ecole Navale, il y renonça au bout d’un an. Son esprit passionné de poète n'était peut-être pas compatible avec la rigueur militaire. En janvier 1903, il revint passer son baccalauréat au lycée de Bourges.

En octobre 1903, Henri Fournier  prépara l'Ecole normale supérieure au lycée Lakanal de Sceaux. Il y rencontra Jacques Rivière, un jeune bourgeois bordelais qui devint bientôt son meilleur ami.

 De 1905 à 1914, ils échangèrent  une importante correspondance. Jacques devint, en 1909, son beau-frère, en épousant Isabelle Fournier, de trois ans plus jeune que son frère Henri Alban

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