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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 18:38

Une injustice organisée

A la fin de l'année 1894, le capitaine de l'armée française Alfred Dreyfus, polytechnicien, juif d'origine alsacienne, accusé d'avoir livré aux Allemands des documents secrets, fut condamné au bagne à perpétuité pour trahison et déporté sur l'île du Diable. À cette date, l'opinion comme la classe politique française était unanimement défavorable à Dreyfus.

 

Le coupable idéal fut identifié, c'était le capitaine Alfred Dreyfus, polytechnicien et artilleur, de confession israélite et alsacien d’origine.. Au tout début de l’affaire, on insistait plutôt sur les origines alsaciennes de Dreyfus que sur son appartenance religieuse. Celles-ci n'étaient pourtant pas exceptionnelles, puisqu’on privilégiait les officiers de l’est de la France pour leur double connaissance de la langue allemande et de la culture germanique

 

Mais l’antisémitisme, qui n’épargnait pas les bureaux d’état-major, devint rapidement le centre de l’affaire d’instruction, remplissant les vides d’une enquête préliminaire incroyablement sommaire. D'autant que Dreyfus était à ce moment-là le seul officier juif étant passé récemment par l'état-major général.

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 14:11

Pourquoi ce complot a-t-il échoué ?

 

Le gendarme Jean Gilbert aurait pu se taire, mais de crainte que la tentative d'évasion s'ébruita, le gendarme, soucieux de se dédouaner, adressa un rapport embarrassé à son supérieur, le lieutenant-colonel Dumesnil, où il dénonça tardivement les manigances de Jean-Baptiste Michonis et du chevalier de Rougeville.

De plus, il révèla que la reine lui avait confié un papier écrit à l'aide de piqûres d'épingles pour le chevalier de Rougeville. Mais le gendarme nia qu'il s'était rendu à la Conciergerie et qu'il avait déposé ce papier entre les mains du concierge Richard.

Le lieutenant-colonel Dumesnil s'empressa d'alerter le Comité de sûreté générale. Celui-ci chargea Jean-Pierre-André Amar, assisté du député Sevestre, de se rendre sans délai à la Conciergerie.

Les deux membres du Comité de sûreté générale interrogèrent la reine. Harcelée de questions, elle répondit évasivement, attentive à ne rien dire qui puisse incriminer personne.

Le chevalier de Rougeville  put fuir, mais Jean-Baptiste Michonis fut  arrêté et guillotiné le 29 prairial an II (17 juin 1794). Les Richard furent chassés de la Conciergerie.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 13:11

                  Eglise de Marles

Church of Marles en Brie P1060838.JPG

 

 Le Chevalier de Rougeville continua ses complots

et fut rattrapé par une femme auprès de laquelle il s’était endetté et à qui il avait promis le mariage, il dut à nouveau fuir la police en 1796

Disposant d’un refuge sûr, il plaida par courrier sa cause au ministre, et finit par obtenir une grâce

Il fut assigné à résidence à Reims, où il habita une maison dans l’ancienne rue Vieille-Couture , aujourd'hui le 26, rue de Talleyrand, puis le château de Baslieux près de Reims.

Il épousa à Soissons, en 1806, Caroline Angélique Boquet de Liancourt, fille de Blaise-Louis, avocat du roi et président du tribunal de Soissons, et petite-fille de Louis-René Boquet. Ils eurent deux fils.

Fidèle à ses opinions monarchistes, il aida les armées alliées contre Napoléon Arrêté dans sa propriété de Baslieux, il fut  jugé et exécuté le jour même.

Fusillé dans la rue du Champ de Mars contre le mur du Cimetière du Nord, son corps fut déposé dans la chapelle Sainte-Croix pour être inhumé le lendemain.

Sa sœur, Madame Cardon de Flegard, l’aurait fait exhumer de la fosse commune pour le transporter dans l’église de Marles, village dont son père était seigneur.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 20:53

  l'entrée des carrières de Montmartre

Le chevalier de Rougeville

 

fut reconnu comme étant l’auteur du complot de l'œillet qui devait faire évader la reine Marie-Antoinette de la Conciergerie.  Cette affaire de tentative  d’évasion  eut pour conséquence le durcissement des conditions de détention de la reine et fut retenue à charge lors de son procès.

Le policier Baudrais fut envoyé à la poursuite de Rougeville, avec crédit illimité. Mais Rougeville se cacha dans les carrières de gypse de Montmartre, puis s’enfuya pour Bruxelles en octobre 1793. Il y fut dénoncé comme espion de la Révolution et emprisonné à Treuzenberg.

Après un refus du prince de Cobourg de le faire libérer, il imita la signature de celui-ci et s’envoya un courrier, lui permettant de sortir de prison. Après l’arrivée des armées de la Révolution en Belgique, il regagna Paris en juillet 1794.

Il y fut arrêté comme immigré, sur dénonciation d’un débiteur de son père craignant de devoir payer ses dettes, et écroué à la prison des Orties, maison de force située place du Carrousel, puis à la Conciergerie. Un discours du député Couchery aux Cinq-Cents lui obtint la liberté et il se retira sur ses terres, en Artois.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 13:00

La Nuit du 2 au 3 septembre 1793,

Le chevalier de Rougeville reparut le surlendemain avec Jean-Baptiste Michonis et ils règlèrent avec la reine tous les détails de l'évasion, qui doit s'effectuer dans la nuit du 2 au 3 septembre 1793. Le couple de concierges Richard, la femme de journée Marie Harel était dans le secret. Le chevalier de Rougeville avait 400 louis d'or et 10 000 livres d'assignats destinés à acheter les gardiens de la Conciergerie.

 

En dépit de l'extrême faiblesse de la reine, épuisée par ses pertes de sang continuelles car elle souffrait d'un fibrome à l'utérus, il fut convenu que la reine s'échapperait, gagnerait le château de Livry, propriété de Marie-Jean Hérault de Séchelles,  où se cachait Madame de Jarjayes, puis de là, elle s'enfuirait  vers l'Allemagne.

 

L'affaire devait réussir. À l'heure fixée, la reine sortit de son cachot, elle traversa la pièce où étaient les gendarmes, pénétra dans la loge du concierge Richard, passa par deux guichets. Elle franchit encore une grille et devait  arriver dans la cour de mai, puis la rue

 

Hélas, à ce moment, pris de peur ou voulant faire payer plus cher sa complicité, Jean Gilbert arrêta la reine. Malgré ses supplications, les promesses des deux sauveteurs, il  refusa obstinément à lui laisser passer la grille. Marie-Antoinette vit s'effondrer ainsi sa dernière chance de liberté. Le chevalier de Rougeville et Jean-Baptiste Michonis se retirèrent et le gendarme Jean Gilbert ramena la reine dans son cachot.

 

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 17:58

Mercredi 28 août 1793,  Jean-Baptiste Michonis,

limonadier, membre de la Commune de Paris, inspecteur des prisons et administrateur de police , pénétra dans la cellule de Marie-Antoinette en compagnie d'un homme âgé d'environ 36 ans, de petite taille.

Au revers de son habit rayé, l'homme arborait deux magnifiques œillets. Aussitôt, la reine reconnut le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville, qui lors de la journée du 20 juin 1792, l'a défendue de la populace. Le chevalier de Rougeville — dont Alexandre Dumas fit son chevalier de la Maison-Rouge - s'inclina devant la reine, et comme par distraction, laissa tomber ses deux œillets, qui contenaient des messages roulés dans les pétales, le chevalier accompagné de Michonis repartit

Marie-Antoinette put y lire ces mots :

« J'ai des hommes et de l'argent ».

Elle répondit avec la pointe d'une épingle sur un papier :

« Je suis gardée à vue, je ne parle à personne, je me fie à vous, je viendrai ».

Un quart d'heure plus tard, le chevalier de Rougeville revint avec Jean-Baptiste Michonis. Une conversation s'engagea. Le chevalier l'informa qu'il reviendra le surlendemain et qu'il apportera l'argent nécessaire pour acheter ses gardiens.  Marie-Antoinette s'employa dès lors à acheter la complicité du gendarme Jean Gilbert qui remit le message de la reine au chevalier.

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 14:20

Alexandre Dominique Joseph Gonsse , dit marquis de Rougeville,

naquit à Arras le 17 septembre 1761 et perdit la vie  à Reims le 10 mars 1814.

Il vécut pendant  la Révolution française de 1789. C’était un homme étrange qui s’inventa un personnage héroïque.

Sa famille n’était pas noble mais  il se présentait comme chevalier, et  même comme marquis de Rougeville, nom d’une terre détenue par son père.

Il était le fils d’un riche fermier général de l’Artois, chargé de la collecte des taxes sur les eaux-de-vie et les grains. Il passa son enfance au château de Saint-Laurent-Blangy, construit par son père vers 1775. . Son frère aîné servit, à partir de 1775, dans les gendarmes de la garde royale. Après le décès de celui-ci, en 1789, Alexandre Gonsse de Rougeville reprit à son compte l'action de son frère aîné en Amérique

Il prétendait avoir participé à la fin de la Guerre d’indépendance des États-Unis, en s’engageant dans la légion de Soubise, il s’agissait de régiments de cavalerie légère française regroupant les chasseurs à cheval. Selon ses dires, il en serait revenu avec une rente du Congrès et le grade de lieutenant-colonel de cavalerie. .

Il fut fait chevalier de Saint-Louis en 1791 et s'engagea corps et âme pour la cause royale. Ce personnage à mille facettes inspira Alexandre Dumas qui en fit le héros de son roman :

<<Le chevalier de Maison rouge>>

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 21:19

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Disgracié et tombé dans l'oubli ,  d'Eon éprouva le besoin de provoquer en se travestissant en femme et en répandant la rumeur qu'il avait toujours été une femme

Le chevalier d'Eon se retrouva dans une demi-misère, il dut survivre par des duels en escrime et vendre sa bibliothèque en mai 1791. Il fut finalement recueilli par une dame britannique de son âge, la veuve  Mary Cole. Il continua ses duels, toujours en habits de femmes, il avait gardé une grande agilité malgré une forte corpulence. A 68 ans, il fut gravement blessé lors d'un dernier duel en août 1796 : il fut blessé par un fleuret qui cassa et qui lui transperça  le poumon.

En 1804, il fut emprisonné pour dettes ; libéré, il signa un contrat pour publier une autobiographie mais fut  paralysé à la suite d'une chute due à une attaque vasculaire. Grabataire, il vécut encore quatre ans dans la misère, avant de mourir, à Londres, le 21 mai 1810 à l'âge de 82 ans.

En effectuant la dernière toilette de la défunte, on découvrit avec stupéfaction que cette vieille dame était un homme. Le chirurgien M. Copeland,  accompagné de dix-sept témoins, membres de la Faculté médicale de la Grande-Bretagne déclara dans un rapport médico-légal, le 23 mai 1810 :

« Par la présente, je certifie que j'ai examiné et disséqué le corps du chevalier d'Éon en présence de M. Adair, de M. Wilson, du père Élysée et que j'ai trouvé sur ce corps les organes mâles de la génération parfaitement formés sous tous les rapports ».

Le chevalier d'Éon, habillé quarante-neuf ans en homme et trente-trois en femme, est enterré au cimetière de la paroisse Saint-Pancrace, dans le comté de Middlesex

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 18:24

Résultat de recherche d'images pour "chevalier d'eon"

 

 

Le chevalier d'Eon commença à se travestir pour mener une mission d'espionage

le jeune d’Eon de Beaumont apprit l’escrime et devint un très bon cavalier.

En 1755, Louis-François Ier de Bourbon-Conti chargea le chevalier d’Eon d’une mission secrète auprès de la Tsarine de Russie  Elisabeth .

La France souhaitait contracter une alliance avec la Russie et Charles-Geneviève d'Eon eut pour rôle de séduire et de gagner la confiance de la Tsarine.

Afin que la Tsarine Elisabeth  se sente plus proche de son espion, le prince de Conti décida de travestir le chevalier d’Eon qui avait un joli visage et une taille svelte , il devint Mlle Lya de Beaumont.

Ainsi vêtu de jolis vêtements de femme, il gagna la confiance de la Tsarine, Mlle de Beaumont devint l’une de ses intimes et sa lectrice.

Mais, à son retour en France,  les gens commencèrent à se poser  des questions sur le chevalier , ils d disaient :

<<Charles-Geneviève a trop bien joué son rôle de femme pour n’être qu’un travesti>>

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 18:48

Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Timothée d'Éon de Beaumont, dit le « chevalier d'Éon »,  le diplomate

Le chevalier d'Eon était très proche du Roi Louis XV et fut envoyé à l'ambassade de France en Angleterre où il accomplit les missions confiées par Louis XV, il semble avec une bonne réussite. Tout se passait selon ses désirs mais, à l'arrivée d'un nouvel ambassadeur, Claude Louis François Régnier, comte de Guerchy, il en devint le secrétaire en tant que ministre plénipotentiaire.

Les deux hommes n’arrivèrent pas à s’entendre. Le chevalier d'Eon, se sachant dans la grande. estime du Roi rendit l'atmosphère difficilement supportable et l'ambassadeur réussit à le faire  redescendre secrétaire.  Après avoir été ministre plénipotentiaire, d'Éon accepta difficilement les remarques de son supérieur qu'il jugeait incompétent.

Une guerre ouverte s’installa alors à l’ambassade de France, deux camps se formèrent et une guerre voit le jour.

Le 4 novembre 1763, Louis XV demanda l’extradition du chevalier mais, la législation anglaise l’interdit.

Redevenu simple particulier, d'Eon continua, par provocation d’aller à l’ambassade de France et divulgua en 1764 des secrets d’État et une partie de sa correspondance personnelle, étant prêt à saborder sa carrière afin de discréditer Guerchy et de faire chanter le roi en révélant notamment l'ordre de mission du roi pour le débarquement.

Le conflit est marqué par plusieurs procès devant la Cour de sa Majesté britannique. Lors d'un autre procès, un témoin surprise accusa l’ambassadeur de France d'avoir tenté d’empoisonner son ex-secrétaire lors d'un repas.

Le dernier procès, en septembre 1767, donna raison au chevalier d’Éon qui poursuivit alors son métier d'espion et reçut à nouveau sa pension. Devant comparaître à l'un de ses nombreux procès mais n'ayant ni avocat, ni témoins, il préfèra se dérober et se déguiser  en femme et se réfugia chez un ami.

En fait, disgracié et tombant dans l'oubli depuis qu'il a abandonné le chantage, il éprouva  le besoin de provoquer en se travestissant en femme et en répandant la rumeur qu'il avait toujours été une femme.

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  • : Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
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