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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 23:25
link  Manifestation de GRAND, il y avait environ 300            personnes,  malgré le froid et le gel !

Continuons à nous mobiliser ! L' enfouissement des déchets radioactifs a déjà commencé il y a une quarantaine d'années dans l'Essonne, à BOUCHET 

20 000 tonnes de déchets radioactifs ont été enterré par le CEA ( commission de l' Energie Atomique )

Le Parisien, 28-29 avril 1990:

Vingt mille tonnes de déchets dorment près de Paris

Depuis 1971, cette « poubelle » radioactive voisine avec les onze mille habitants de trois communes de l'Essonne. Mais toute la zone pourrait être assainie cette année.

Ballancourt, Itteville, Vert-le-Petit (Essonne), trois villages d'apparence paisible.

Au centre de ce triangle, un terrain vague entouré de barbelés. Onze mille habitants qui ne soupçonnent pas la présence de vingt mille tonnes de déchets radioactifs à quelques centaines de mètres de leurs pavillons ! Un secret soigneusement dissimulé depuis vingt ans...

. En clair, de source officielle: « Pas dangereux, sauf si un homme y habite pendant dix ans ! »

D'après un spécialiste de l'unité de décontamination des installations nucléaires, « l'enclos va être assaini pour le rendre au propriétaire. Il était même question d'y installer un terrain de football ! Des mesures sont effectuées fréquemment, le taux de radioactivité est faible. Mais le Commissariat à l'énergie atomique est sur le qui-vive ! »

C'est le symbole des débuts difficile du retraitement des déchets nucléaires en France: la terre et l'eau ont été expédiées dans les mines de La Crouzille (Massif central). Le reste, des résidus de minerai, coûtait trop cher à transporter. Alors, des camions « balancent » les déchets dans un terrain vague, en face de la S.N.P.E.. Le terrain est clôturé, le tour est joué... A 40 kilomètres du sud de Paris, la première poubelle radioactive française est née.

« Les gens dans le secret, appellent le terrain le champ de la mort

Libération, 14 novembre 1990:

Après la remise d'un rapport sur le site du Bouchet dans l'Essonne

Discorde sur une décharge nucléaire

Faut-il recouvrir de terre la décharge nucléaire du Bouchet ou procéder à des fouilles en sous-sol ? Le CEA et la Crii-rad divergent. En attendant du radon, gaz radioactif, s'en échappe toujours.

La polémique rebondit à propos de la décharge nucléaire du Bouchet près d'Itteville dans l'Essonne (voir Libération 6/9/90), où 20 000 tonnes de déchets radioactifs ont été enterrés naguère par le CEA (Commissariat à l'énergie atomique) et d'où se dégage une quantité anormale de radon, du gaz radioactif, issu de résidus de radium

Aujourd'hui, nous voulons savoir comment cette décharge nucléaire dangereuse a été gérée ?

Combien de temps le radon a-t-il contaminé et contaminera la population qui vivait et vit dans les pavillons voisins ?

Le radon a contaminé le sol, la terre cultivable, l'air, les plantes....

Le radon est un gaz mortel radioactif














































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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 18:00

Rêvons un peu ! Rien que pour un instant, oublions les dangers de tous les enfouissements de déchets contaminés que certaines municipalités voudraient nous imposer et reposons notre esprit en contemplant les majestueuses murailles du château de Gombervaux ! Les histoires fantastiques qui peuplent ce lieu magique sont autant de réalités que de rêves ! Légendes et faits historiques se supperposent !

Les quatre fils Aymon .....! L'empereur Charlemagne......... et les forêts giboyeuses.... ! Le banquet de Gombervaux........!

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 16:56

Où est la vérité ?

L'enfouissement de déchets radioactifs, c'est à dire le fait de les cacher sous terre, de les dissimuler  à des centaines de mètres sous terre ne permettra pas de les reprendre pour les décontaminer. De nombreux avis de personnes responsables et lucides le prouvent !

Nous ne pouvons plus croire ceux qui ne cessent de mentir ! Nous avons lu les déclarations écrites émanant de la Direction de l 'Energie et du Climat affirmant qu'il n'y a pas de déchets nucléaires enfouis à BURE et en même temps, Monsieur Borloo, Ministre de l'écologie déclarait : << la gestion des déchets est maintenant sûre avec le début de l' enfouissement à BURE >>

Une nouvelle grande question se pose : Y a-t-il des déchets nucléaires  mélangés au bitume des autoroutes ?
A la réunion d'Abainville  du 01/12/2008, Monsieur Débordes de la CRIIRAD précisa qu' un rapport d'expertise était en route.

Proposition alléchante faite à 3115 communes , de quoi s'agit-il ?

Il s'agit d'enfouir des déchets radioactifs et contaminés par les métaux lourds ( FAVL ) dans de vastes " tombes " qui pollueront le sous-sol , la terre cultivable, l'eau ..... La contamination se fera aussi sur tout le parcours des camions et autres moyens de transport qui apporteront ces déchets de mort à destination ! 

Nous ne pouvons pas accepter qu'un Maire et son conseil Municipal décident seuls et acceptent ces enfouissements, sans consulter la population, l'enjeu pour la santé de tous est trop important ! A la réunion d'Abainville, Monsieur Jean-François BODENREIDER, représentant la nouvelle association cantonale, a évoqué très clairement ce sujet .

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 00:02
L'Association des Habitants vigilants nous invitent à manifester samedi 13 décembre à GRAND !

    Au carrefour des trois départements :

         MEUSE, HAUTE- MARNE, VOSGES


ENFOUISSEMENT DES

DECHETS NUCLEAIRES : NON !

Pourquoi sommes-nous « contre » ?

Parce qu’en réponse à l’offre de candidature à un nouvel enfouissement de

déchets nucléaires (FAVL) lancée par l’ANDRA, la majorité des communes

de notre région a répondu “non”

Parce que dans les communes qui se sont portées candidates (3 dans le sudmeusien,

3 dans l’ouest des Vosges, et 9 en Haute-Marne), la décision a été

prise par des conseils municipaux sans que soient ni concertés, ni même

prévenus les habitants, sans information ni débat contradictoire !

Parce que, si ces déchets enfouis dans notre sous-sol se propagent, toute

notre région sera concernée et condamnée, et pas seulement la

commune qui sera choisie parmi les candidates…

Parce que nous n’en voulons ni en Meuse, ni en Haute-Marne, ni dans

les Vosges, et parce que nous avons besoin de faire savoir aux conseils

municipaux concernés, mais aussi à l’ANDRA et au gouvernement, que ce ne

sont pas seulement quelques “récalcitrants” qui s’opposent, mais bien

l’ensemble de la population de ces départements,


Venez participer nombreux à une

MANIFESTATION à GRAND (88)


Village situé au carrefour de nos 3 départements

LE SAMEDI 13 DÉCEMBRE 2008, À 14H

Place des Halles

Appor tez vos pancar tes indiquant le nom de votre ville ou village,

et venez dire « non ! »

Parlez-en et venez en groupe... à plusieurs... en covoiturage..

Manifestation organisée par les “Habitants Vigilants” de Meuse, Vosges et Haute-Marne

En Meuse, ont dit oui :

GONDRECOURT LE CHATEAU
BURE
CHASSEY- BEAUPRE
MONTIGNY LES VAUCOULEURS

En Haute-Marne, ont dit oui :

VAUX -SUR -SAINT- URBAIN
DOULAINCOURT- S
ROCHES- B
RIMAUCOURT
SAINT- BLIN

Dans les Vosges, ont dit oui :

AOUZE
SOULOSSE SOUS SAINT ELOPHE
GRAND

Groupons nos efforts pour sauver la vie et la santé des générations futures , n'attendons pas ! il sera trop tard !


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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 21:50

 La Direction de l'Energie et du Climat nous a affirmé :

Actuellement, il n'y a aucun déchet radioactif d'enfoui à BURE ! (courriel du 25/11/2008 affirmation écrite par Mr Thomas BRANCHE )

 
Cependant, il existe des faits  troublants :

Des galeries sont murées ! Qui peut nous dire ce qu'il y a derrière ?

* Chaque galerie est construite par une nouvelle équipe de maçons !
Les équipes de maçons se succèdent et n'ont pas accès aux travaux des précédents !

* Madame Corinne François du CDR55 a rapporté ceci:

<< Notre Ministre de l'Ecologie a fait une bourde, dernièrement dans les colonnes d'un quotidien, il a affirmé que la gestion des décchets était maintenant  sûre avec le début de l'enfouissement à BURE.>> Article du 01/12/2008 paru ( en partie ) dans l'EST  REPUBLICAIN et (entier) dans L' ABEILLE (signé J-L D )
Monsieur BORLOO, Ministre de l'écologie me paraît très étourdi ! Il ne sait pas mentir, c'est tout à son honneur !

* La Sarre s'inquiète des déchets lorrains  !
( article du 05/12/2008 paru dans l'EST REPUBLICAIN, signé W.K )

<< Les parlementaires socio-démocrates s'inquiètent de la multiplicité de sites à caractère nucléaire ou radioactif qui bordent leur territoire et peuplent le nôtre.
Ils pourraient porter la question devant le conseil parlementaire interrégional qui regroupe la Sarre, la Lorraine, le Luxembourg et les provinces germanophones de Wallonie, la fameuse grande région.>>

<<....Le site de BURE devrait contenir des déchets hautement radioactifs, c'est l'appel à candidature de communes de Moselle ou de Meuse prêtes à accueillir des déchets à faible intensité à vie longue ( FAVL) qui a fait déborder leur inquiétude. Ils s'indignent du fait que la Lorraine, leur voisine, soit toujours victime de ces déchets radioactifs qui se moquent bien des frontières...... Du côté du cabinet de Jean - Pierre Masseret, on assure que le président de la Region Lorraine a prévu d'inscrire cet épineux dossier à la cession parlementaire du mois de janvier 2009 >>

Cette information est à retenir ! Il faudra suivre Monsieur Masseret, Président de la Région Lorraine dans cet important et difficile débat !








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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 19:18


Encore des études sérieuses qui mettent en évidence les dangers du stockage par enfouissement des déchets nucléaires :

Titre du document / Document title

Phénoménologie de la radiolyse de sels : application au stockage des déchets nucléaires de haute activité = Radiolysis salt phenomenology : application to storage of high level radioactive waste

Auteur(s) / Author(s)

AKRAM Najib ; TREMILLON Bernard (Directeur de thèse) ;

Affiliation(s) du ou des auteurs / Author(s) Affiliation(s)

Université de Paris 06, FRANCE (Université de soutenance)

Résumé / Abstract

En France, le sel est un des milieux envisagés pour le stockage des déchets de haute activité. Le sel contient de l'eau et des gaz adsorbés qui, par suite de la chaleur dégagée par les déchets vitrifiés, peuvent être libérés dans les puits.

 De plus, les rayonnements émis par les déchets induisent sur les constituants du milieu salin, dans le champ proche, des réactions de radiolyse qui entraînent la production de gaz.

 
Le but de cette thèse est de comprendre et d'évaluer les effets de la chaleur dégagée et des rayonnements émis par les colis de déchets de haute activité, en milieu salin profond, sur la production de gaz.


L'étude des gaz se justifie par leur impact sur la sûreté à long terme du site de stockage (toxicité, explosibilité, agressivité chimique...). Dans un premier temps, l'étude d'un échantillon homogène constitué par le sel de la mine de Asse nous a permis de noter l'influence de la dose intégrée, de la nature du gaz de remplissage, de la température et de la taille de sel.

 L'étude menée sur le sel hétérogène, issu de la Mine de Potasse d'Alsace, a mis en évidence l'importance de la composition minéralogique et chimique du sel étudié et le rôle important des matières organiques sur la production de gaz.

 Ces derniers sont à l'origine d'une forte consommation d'oxygène. Les résultats obtenus au cours de cette étude sont indispensables pour la modélisation des phénomènes susceptibles d'intervenir dans le cas d'un éventuel stockage en formation salifère et pour l'étude de sûreté à long terme du site de stockage

Source / Source

Travaux Universitaires - Thèse nouveau doctorat
06/1993  [Note(s) :  [231 p.]] (bibl.: 171)  (Année de soutenance : 1993) (No :  93PA066006)

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 00:13

Les dangers de contamination existent  :


La polémique sur le stockage des déchets nucléaires rebondit en Allemagne

CALLA Cécile

22 septembre 2002

BERLIN CORRESPONDANTE

Les révélations sur une série d’incidents survenus dans un site d’enfouissement expérimental de déchets radioactifs relancent en Allemagne la polémique sur le stockage de déchets nucléaires.

Mardi 2 septembre, le ministre social-démocrate de l’environnement, Sigmar Gabriel, a présenté un rapport sur l’état de la mine d’Asse en Basse-Saxe, qui confirmait l’existence de risques plus importants et plus anciens que ceux connus jusqu’à présent.

Entre 1967 et 1978, 126 000 fûts de déchets moyennement et faiblement radioactifs ont été stockés dans cette ancienne mine de potasse et de sel. Or, dès le début, les employés ont observé des écoulements de saumure dans les cavités de la mine.

L’exploitant, le centre Helmholtz pour la santé et l’environnement de Munich (HMGU), avait reconnu l’existence de tels écoulements mais seulement à partir de 1988.

Avec un débit de 12 m3 par jour, ce ruissellement menace la stabilité de la mine. Pire, au contact des fûts dont certains seraient endommagés, des fluides se sont chargés de radioactivité. L’autorité de surveillance, l’office des mines de Basse-Saxe (LBEG), avait connaissance de cette situation depuis plusieurs années mais ne l’a rendu publique qu’en juin.

De plus, contrairement à ce qui a été prétendu auparavant, des combustibles nucléaires ont également été stockés à Asse. Enfin, l’exploitant n’a pas agi conformément aux normes et standards qui s’appliquent face à de tels risques. « On a retenu des informations sur les infiltrations », a fustigé le ministre de l’environnement.

En réaction, le gouvernement fédéral a transféré la surveillance du site à l’office fédéral pour la protection contre les radiations, qui dépend du ministère fédéral de l’environnement.

Cette décision, qui confère à Asse le même statut qu’un site de stockage de déchets hautement radioactifs, doit être entérinée par le conseil des ministres d’ici à la fin de septembre. Berlin doit également présenter un projet de fermeture de la mine d’ici à la fin de l’année.

MORATOIRE

Ce scandale vient compliquer le dossier déjà très délicat du nucléaire en Allemagne. Le projet de stockage définitif par enfouissement des déchets hautement radioactifs est au point mort depuis 2000, date à laquelle Berlin a décidé un moratoire sur le site de Gorleben en Basse-Saxe. Les unions chrétiennes CDU-CSU qui gouvernent avec le SPD craignent désormais que Sigmar Gabriel, farouche adversaire d’un prolongement de l’activité des centrales, n’utilise les incidents d’Asse en faveur d’une sortie du nucléaire.

Or, le 5 septembre, la chancelière Angela Merkel (CDU) s’est faite une fois de plus l’avocate de ce type d’énergie et s’est prononcée en faveur d’un centre de stockage à Gorleben. Les chrétiens démocrates réclament la levée du moratoire sur ce site.

En outre, ils opposent au ministre de l’environnement que la recherche de sites alternatifs coûterait au moins un milliard d’euros. Le ministre a immédiatement rejeté cette proposition.

* Article paru dans le Monde, édition du 23.09.08. LE MONDE | 22.09.08 | 13h42 •

La recherche sur d'autres sites coûterait de l'argent, beaucoup d'euros !

Ce qui se passe en Allemagne, pensez- vous que ça ne peut pas arriver en France ?

"
Ne laissons pas notre terre mourir sans rien faire ! Les générations futures ont le droit de vivre !"


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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 22:48

Pourquoi  rendre notre environnement malsain ? Pourquoi enfouir, à n'importe quel prix, des déchets dangereux ? Pourquoi enfouir si profondément des déchets radioactifs quand on dit vouloir faire un stockage réversible ? Un stockage en surface d'où on pourrait facilement reprendre ces déchets dangereux pour les rendre inoffensifs serait plus logique !

Imaginons vingt ans après l'enfouissement ! Des arbres auront poussé, comme avant ! La population aura oublié ! Parents et enfants  iront flâner dans la forêt !  Ils ramasseront des champignons, cueilleront des fleurs, collectionneront des feuilles multicolores quand l'automne aura embrasé les sous-bois !

A aucun moment, ils ne penseront  pas au danger silencieux qui les attend dans les mousses, les lichens, les champignons, la terre  !
Vous pensez que j'exagère ! Qu'il n'y a aucun danger ! Cependant, il existe des contaminations suite à l'enfouissement de déchets radioactifs dans des anciennes mines de sel et de potasse ! 

 























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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 23:59



Il est important de lire le compte-rendu de ce débat, c'est un peu long, mais très édifiant !



Intervention dans le débat sur la question orale sur la politique de gestion des déchets nucléaires.
Séance du mercredi 13 avril 2005.
JO n° 38 s (CR)

(...) M. le président. La parole est à M. Jean Louis Masson.


M. Jean Louis Masson.

 

Monsieur le président, messieurs les ministres, mes chers collègues, je suis personnellement très favorable à l'énergie nucléaire. Je pense même que les pouvoirs publics devraient lancer un nouveau programme de construction de centrales car, faute d'agir maintenant, nous risquons, dans quelques années, de nous trouver confrontés à d'importantes difficultés pour subvenir à nos besoins énergétiques.


Cela étant, on peut très bien être à la fois un partisan des centrales nucléaires et un ferme opposant à l'enfouissement irréversible des déchets radioactifs : c'est mon cas !

Lors du vote de la loi Bataille, j'étais député et j'avais, par voie d'amendement, fait interdire l'enfouissement irréversible de déchets chimiques. Quelques années plus tard, à l'occasion de l'examen d'une autre loi, l'Etat avait fait supprimer cette disposition afin de permettre l'enfouissement irréversible de déchets chimiques dans les anciennes mines de potasse d'Alsace.

Or on voit aujourd'hui quel est le résultat de cet enfouissement irréversible : il engendre des situations inextricables de pollution dans le secteur des mines de potasse d'Alsace.


Pour les produits radioactifs, le risque est, à l'évidence, bien supérieur. Je considère donc que nous n'avons manifestement pas le droit de léguer aux générations futures une sorte de bombe à retardement. Les déchets doivent être gérés différemment, c'est-à-dire de façon maîtrisée, la seule solution dans l'immédiat étant le stockage réversible.


On m'objectera que, finalement, on peut faire de l'enfouissement réversible. Et, dans ce cas, pourquoi ne pas faire du stockage en surface ? Mais il est évident, et cela ne trompe personne, que ceux qui veulent faire de l'enfouissement n'ont nullement l'idée de faire du stockage réversible pour lequel il suffirait d'empiler en surface, et que les études conduites sous couvert de faire de l'enfouissement réversible portent en réalité sur l'enfouissement irréversible.

M. Henri Revol. N'importe quoi !


M. Jean Louis Masson.

Si tel n'était pas le cas, je ne vois pas l'intérêt qu'il y aurait de creuser à mille mètres sous terre, comme des taupes, pour stocker de manière réversible ce qui pourrait tout aussi bien l'être en surface ou à une dizaine de mètres sous terre !

 

Manifestement, en ce domaine comme en bien d'autres, il est inadmissible que les institutions européennes veuillent, en bafouant la volonté nationale, forcer la main aux Etats membres et à la France et leur imposer une solution.

J'ajoute qu'à titre personnel je ne m'en étonne pas car cela ne fait que conforter le jugement que je porte sur un certain nombre de décisions prises à l'échelon européen : je pense, entre autres, à la directive Bolkestein.

Lors du vote de la loi Bataille, nous avions proposé trois solutions.

Nous avions envisagé, tout d'abord, la destruction, la transmutation des déchets radioactifs ; ensuite, le stockage réversible en surface ; enfin, l'enfouissement, soit réversible, soit irréversible, étant précisé, comme vous l'avez sans doute compris, que je ne me fais pas d'illusion sur la réversibilité à terme.

Peut-être l'enfouissement sera-t-il, dans un premier temps, réversible, mais il est évident que, dès lors que l'on creuse à cinq cents ou six cents mètres, des tassements sont à attendre, en raison des mouvements de terrain. Il ne faut donc pas rêver : l'enfouissement à plusieurs centaines de mètres sous terre finira par être irréversible.

A long terme, la solution d'avenir est incontestablement, à mes yeux, la transmutation et ce que l'on a pu appeler « l'incinération des déchets radioactifs ».

Malheureusement, la plupart des pays - la position de la France est d'ailleurs à cet égard relativement méritoire - n'ont pas suffisamment misé sur cette solution à long terme et préfèrent, comme le souhaitent au demeurant les instances européennes, que l'on aille au plus facile, autrement dit au stockage souterrain : il est tellement plus simple d'enterrer n'importe quoi, de nous laver les mains, et d'obliger nos enfants et petits-enfants à se salir ensuite les leurs pour régler les problèmes que nous leur aurons légués !

La solution dans laquelle nous devons nous impliquer et nous engager est, à long terme, la transmutation et, en phase intermédiaire, le stockage réversible. A partir de là, je ne vois pas de raison de stocker à trois cents mètres ou à cinq cents mètres sous terre. Dès lors que l'on opte pour le stockage réversible, on peut se contenter de stocker à une dizaine de mètres sous terre, voire en surface. A n'en pas douter, sachant que plus l'enfouissement est profond et moins il est réversible, ceux qui veulent absolument creuser au plus profond ont une idée derrière la tête !

Ce problème implique que la France se montre beaucoup plus ferme au niveau européen. Au moment où tout le monde proteste contre la directive Bolkestein, il ne faut pas se moquer du monde ni oublier qu'elle a été votée par les représentants de la France, notamment par M. Barnier, qui était alors commissaire européen ! Je ne voudrais pas que l'on nous fasse le même coup et que, après avoir laissé passer une directive à mon sens inacceptable, on impute la responsabilité du stockage souterrain à l'Europe !

J'évoquerai à ce sujet un second problème : au moment du vote de la loi Bataille, les pouvoirs publics nous avaient « juré, craché » qu'aucun site n'était prédéterminé, que l'on en étudierait au moins deux, sinon trois, et que ce ne serait qu'après les avoir tous étudiés qu'un choix serait arrêté.

Je considère qu'en l'occurrence on s'est complètement moqué du monde puisque, après avoir amadoué les habitants voisins du premier site, Bure, en leur assurant que les études se poursuivraient sur les autres sites les années suivantes, on a conclu dix ans plus tard - c'est une réponse qui m'a été faite - que des études étant engagées à l'étranger et qu'il n'était pas nécessaire de les poursuivre sur les autres sites français.

Ce n'est pas satisfaisant ! Comment voulez-vous que les populations aient confiance dans le système politique français ? On fait passer des lois moyennant de grandes promesses... dont tout le monde se moque une fois la loi votée et on fait exactement le contraire de ce qu'elle prévoit !

C'est une véritable tromperie à l'égard des populations, et les habitants du secteur de Bure ont, quelle que soit leur position sur le fond, parfaitement raison de s'insurger : on s'est littéralement moqué d'eux en leur disant pour calmer le jeu que le choix du site n'était qu'éventuel alors que l'on n'a finalement misé que sur lui.

Je souhaiterais donc que l'on tienne les engagements pris.

Premièrement, je demande que plusieurs sites soient étudiés et que, aussi longtemps qu'ils ne le seront pas, rien ne soit décidé. Bien que je sache que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent, dès lors que l'on avait pris des engagements en ce sens, j'estime qu'ils doivent être tenus, notamment à l'égard des habitants du secteur de Bure.

Deuxièmement, je pense que la France, dont la logique et la politique sont très méritoires en termes de recherche sur la transmutation, doit se monter d'une extrême fermeté au niveau européen. En effet, contrairement à ce que j'ai pu entendre ici ou là, la politique européenne en la matière n'est pas du tout satisfaisante.

J'admets volontiers que l'on veuille obliger les Etats, comme le fait avec raison l'Union européenne, à fixer une politique de gestion des déchets radioactifs, car c'est tout à fait fondamental. En revanche, je trouve inadmissible qu'en ce domaine comme en beaucoup d'autres l'Union européenne veuille mettre son nez partout et décider quelle solution chaque Etat doit mettre en oeuvre pour régler le problème de la gestion des déchets radioactifs.

M. Gérard Le Cam. C'est vrai !

M. Jean Louis Masson. Il y a là deux niveaux d'intervention sur lesquels la France doit se battre pour faire prévaloir son point de vue et manifester la force de son attachement à la recherche de solutions alternatives, et surtout à l'exclusion de toute solution qui, irréversible, présenterait des dangers extrêmement importants pour les générations futures.

Si tel n'était pas le cas, je ne vois pas l'intérêt qu'il y aurait de creuser à mille mètres sous terre, comme des taupes, pour stocker de manière réversible ce qui pourrait tout aussi bien l'être en surface ou à une dizaine de mètres sous terre !

                                         
                                         Depuis 2005, rien n'a changé ! Après cette lecture, que pensez-vous ? Je pense qu'il faut continuer à demander à Monsieur Le Ministre de l'Ecologie, avec insistance, de suspendre tous les travaux menant à l'enfouissement des déchets radioactifs ! Merci de votre soutien !

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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 14:38

A propos de l'enfouissement des déchets radioactifs, la Direction générale de l' Energie et du Climat nous affirme :

Une gestion durable suppose que des programmes de recherches et d'études soient poursuivis sur le stockage réversible en couche géologique profonde pour la gestion ultime des déchets de haute activité et de moyenne activité à vie longue.
 
Définition des mots :

ENFOUISSEMENT : enterrer, cacher sous terre, dissimuler

En aucun cas, les déchets radioactifs ne doivent être enfouis !

REVERSIBLE : se dit d'un phénomène dans lequel les effets de la cause peuvent être intervertis

Donc, on  doit pouvoir reprendre des déchets radioactifs pour les neutraliser !

 

ULTIME : final, dernier  . Gestion finale des déchets radioactifs

 

Que les déchets radioactifs doivent être stockés pour être repris, afin de subir un traitement les rendant inoffensifs .

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  • : Les poubelles radioactives
  • Les poubelles radioactives
  • : Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
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