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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 21:24

Sur le bûcher, Jacques de Molay lança une malédiction

 

 

                                                                            Un Templier

 

La mort pour Philippe le Bel et pour le Pape !

Cette malédiction semble avoir atteint toute la descendance directe  des Capétiens !

Les derniers Capétiens directs

  •   A la mort de Philippe Le Bel et après la condamnation des belles filles du roi de fer, ses fils n'ont  pas encore d'héritier

 

 

                                 Les trois fils de Philippe Le Bel et leurs épouses

 

  •  A la mort de Philippe Le Bel , Louis  X Le Hutin, (surnommé ainsi en raison de son caractère difficile)  lui succèda. Ce roi ne règna que pendant deux ans. Influencé par son oncle Charles de Valois, il rendit des prérogatives aux vassaux, auparavant confisqués par son père. Il fit  également une rupture avec les légistes de son père, et alla même jusqu'à exécuter Enguerrand de Marigny ,  fidèle conseiller financier de Philippe Le Bel . Son cadavre fut  exposé au gibet de Paris pendant deux ans
  •  Il mourut  en 1316 de façon suspecte. Enceinte, sa nouvelle femme, Clémence de Hongrie,  donna naissance à Jean 1er,  enfant posthume qui décéda au bout de quelques jours, ainsi que la Reine Clémence.

 

 

                                               Les trois fils de Philippe Le Bel

  •   A la mort de Louis X Le Hutin ,  son frère cadet , Philippe Le Long, ( surnom qu'il devait  à sa grande taille )  lui succèda. Il prétexta une interprétation erronée de la loi salique des francs qui interdisait  la fille de Louis X , Jeanne II de Navarre,  de se coiffer de la couronne. Il fit massacrer les lépreux pour éradiquer la maladie. Bon stratège, le roi Philippe V,  surnommé le Long, arriva à vaincre les oppositions grâce à son esprit de décision, ce qui lui permit de résoudre les problèmes Flamands par la diplomatie en 1320

    En politique intérieure, il confirma les chartes  provinciales et centralisa les différentes institutions pour les rendre plus efficaces. Il imposa  l'utilisation d'une monnaie unique sur le territoire malgré l'opposition des seigneurs du Midi. Il tenta de normaliser les poids et mesures. En 1320, il réunit la ville de Tournai  à la couronne.

 

  •   A la mort de Philippe V Le Long,  ce dernier n'ayant eu aucun fils, la couronne passa à son frère Charles IV Le Bel

 

                                                                Sacre de Charles IV

  • Ce souverain  fut influencé par le chef de file des vassaux,Charles de Valois, son oncle. Ce dernier fit  le siège de la Guyenne contre les  Anglais. Pour la première fois des canons furent utilisés.
  • Trouvant le trésor royal épuisé par les abus du règne précédent, Charles IV punit sévèrement et dépouilla les financiers lombards ayant commis toutes sortes d'exactions. Il traita avec la même rigueur les mauvais juges et les seigneurs qui avaient accaparé les biens des particuliers.
  • Il fit même arrêter Girard de la Guette, ex-surintendant des finances de Philippe le Long, lequel fut accusé d'avoir détourné un million deux cent mille livres
  • Charles IV le Bel sembla  avoir été soucieux de faire respecter la justice

                                                                          Charles IV renvoie les légistes

  • Comme sous les règnes précédents, l'État royal fit  face à des difficultés financières. Pour y remédier, le gouvernement de Charles le Bel utilisa les expédients habituels : mutations monétaires, taxes sur les marchandises, confiscations des biens des marchands italiens. La dîme levée avec l'accord du pape dans le but officiel de préparer une Croisade, habile  moyen pour renflouer les caisses royales
  •  A la mort de Charles IV, le souverain n'avait pas de fils. Sa femme était enceinte, mais  elle accoucha  d'une fille.

L'avenir du royaume

Pour la première fois, un grave problème de succession se posa

La dynastie capétienne n'avait  pas d'héritier direct.


Etait-ce la malédiction des Templiers qui condamna les souverains français ?


Le royaume de France, si grand, si prospère, si peuplé, traversa  une grave crise d'identité.

Ce problème de succession servit  de prétexte à la guerre de Cent Ans, ce fléau qui sévit sur le Royaume de France pendant cent ans !

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 18:42

Sur le bûcher, Jacques de Molay lança une malédiction

 

au pape et au roi Philippe Le Bel,

 

les invitant à le rejoindre dans la mort, dans l'année

 

 

                                                      Jacques de Molay sur le bûcher

 

La malédiction s'avéra exacte mais s'arrêta-t-elle à la mort de Philippe Le Bel et celle du Pape ?

 

 

Philippe Le Bel assura sa succession mais, que devinrent ses quatre enfants ?

 

Maurice Druon a écrit " Les Rois Maudits " dont le récit conte la vie et le règne de chacun des enfants de Philippe Le Bel !

 

 

  • L'aîné Louis X épousa Marguerite de Bourgogne, fille de Robert de Bourgogne.

 

  • Philippe V épousa Jeanne de Bourgogne, fille d'Othon de Bourgogne.

 

  • Charles IV épousa Blanche de Bourgogne, la sœur de Jeanne de Bourgogne.

 

  • Isabelle de France, la seule fille du roi, fut  promise au roi d'Angleterre Edouard II., qu'elle épousa 

Louis X de France dit le Hutin (c'est-à-dire le querelleur), naquit en 1289 à Paris, décéda  le 5 juin 1316 à Vincennes Il fut Roi de Navarre de 1305 à 1316 sous le nom de Louis Ie et Roi de France de  de1314 à 1316  (sous le nom de Louis X le Hutin ),

Louis X  épousa Marguerite de Bourgogne La belle Marguerite enrageait d'avoir épousé un " impuissant"

 

                                                        Louis X Le Hutin

 

 

C'est à la fin du règne du roi de fer, Philippe le Bel, qu'un scandale mit en péril la dynastie capétienne.

A l'origine de cette affaire, les jeunes brus du Roi , Philippe Le Bel.


.- Il y avait Marguerite, une jeune femme qui aimait la vie, épouse de Louis X

- Jeanne de Bourgogne, épouse de Philippe V Le Long

- et sa sœur Blanche, épouse de Charles IV Le Bel, plus frivole que la précédente et facilement influencée par Marguerite.


Ces jeunes femmes donnaient à la cour un air de gaieté très apprécié, qui s'opposait avec l'austérité du roi et de son entourage.


Face à elles, leur belle-sœur, Isabelle , fille du roi, qui vivait un mariage désastreux avec le roi d'Angleterre Edouard II, qui préfèrait la compagnie des jeunes pages.


C'est Isabelle qui fit  part à son père de ses soupçons sur ses belles sœurs


.Elle avait remarqué deux chevaliers, les frères d'Aunay, qui  arboraient les aumônières qu'elle avait offerte à ses belles sœurs.

Le roi enquêta,   Blanche et Marguerite furent reconnues coupables  d'adultère avec les deux frères d' Aunay.

Elles se livraient à la débauche en plein Paris, dans la tour de Nesles, au bord de la Seine.

 

 

Le scandale blessa considérablement le roi Philippe Le Bel, très pieux, resté chaste depuis la mort de sa femme.

Outre le préjudice moral, la dynastie  se trouva en réel  péril . La paternité des enfants nés de ces jeunes femmes était douteuse !  on ne pouvait mettre en doute la royale paternité d'un futur roi. Les châtiments infligés aux coupables furent  exemplaires.

 

 

                              Forteresse, prison des belles- filles de Philippe Le Bel

 

  • Marguerite, épouse de Louis X Le Hutin,  fut  tondue, puis emprisonnée à Château-Gaillard, dans une cellule située en haut du donjon, elle décéda peu après (probablement  exécutée).
  • Blanche  subit le même sort, mais en étant mieux traitée, dans un cachot enfoncé dans la terre. Transférée, elle finit sa vie dans un couvent.
  • Sa sœur Jeanne était peut-être  moins coupable, elle fut accusée de n'avoir pas dénoncé les deux amantes, . Elle fut  enfermée dans le château de Dourdan.
  • Les frères d'Aunay avouèrent sans tarder. Leur sexe tranché fut offert aux chiens, ils furent  décapités.

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 21:23

 Philippe IV de France, dit Philippe le Bel  ou le roi de fer 

 


naquit en 1268, décéda en 1314

 fils de Philippe III Le Hardi  et de sa première épouse Isabelle d'Aragon

.Il fut Roi de France de 1285 à 1314

 

Ce Roi était un athlète,  homme fort, de haute stature, il mérita  bien son surnom de "bel"

Il épousa Jeanne de Navarre, femme pieuse et charitable mais sèche, autoritaire et pas très jolie. Ces deux êtres se témoignèrent une parfaite fidélité

 

 

Ce roi de marbre, ce roi secret qui présidait les assemblées sans dire un mot savait prendre des décisions. Il écoutait d'abord l'avis des uns et des autres puis il tranchait sans appel. Nul plus que lui ne s'est efforcé d'accroître les pouvoirs monarchiques et de les faire respecter partout dans le royaume.

 

                                         Tour Philippe le Bel

 

 

Il exigeait des seigneurs du royaume, ses vassaux, qu'ils obéissent et se soumettent avec docilité à ses décisions souveraines; du contrat féodal qui le liait à eux, il retenait leurs obligations et ne faisait que peu de cas des siennes.

 

Les besoins financiers de Philippe le Bel s'accroissaient.

Comment ramasser plus d'argent, comment se procurer des ressources nouvelles ?

Ce n'était pas si simple à la vérité, car le roi était loin de faire exactement ce qu'il voulait.

 

 

                                               Guerre contre l'Angleterre


. La petite noblesse provinciale et les bourgeoisies urbaines acceptaient mal que les agents royaux vinssent empiéter sur leurs droits et refusaient de payer des impôts . Les emprunts ne parvenaient pas toujours à combler le déficit qui se creusait entre les dépenses et les recettes. Il fallut donc  avoir recours à des moyens plus expéditifs, la dévaluation de la monnaie par exemple.Il avait besoin d'argent pour financer les guerres. Philippe Le bel se tourna alors vers les Juifs et les Templiers

 

                                             Expulsion des Juifs , confiscation de leurs biens


A la fin des Croisades, l'ordre a perdu de vue la reconquête des Lieux Saints et la plupart des moines soldats se sont reconvertis en usuriers.  Des donations  ont rendu  l'ordre extrêmement riche. Le Temple devint bientôt gérant des biens de l'Eglise et des rois d'Occident.  L'opinion commença à s'interroger sur la légitimité de l'ordre.

 

Philippe IV Le Bel, en conflit avec la papauté et en quête de fonds, était frustré de voir sur son royaume ces chevaliers exempts d'impôts et dépendants uniquement du pape. Il s'attela au démantèlement de l' Ordre du Temple. Il gagna et profita du trésor des Templiers.

 

 

                                                      Templiers sur le bûcher

 

.Après sept ans d'emprisonnement, le Grand Maître Jacques de Moplay et son associé Geoffroy de Charnais furent condamnés au bûcher au terme d'un procès injuste. La légende dit qu'à l'instant de succomber sous les flammes, Jacques de Molay lança une malédiction au pape et au roi, les invitant à le rejoindre dans la mort dans l'année.

La malédiction  se réalisa , Le Pape  mourut  un mois plus tard,Philippe Le Bel et Guillaume de Nogaret, collaborateur du Roi,  décédèrent dans l'année.

 

                                             Mort de Philippe le Bel

 

Ce Roi de Fer, peu aimé
de son vivant fut un travailleur a charné qui modernisa le Royaume de France :

- Un roi légiste et organisateur

-  Il se détacha de l'influence papale,

- accorda la liberté aux serfs,

- donna la parole au peuple (réunion de l'Assemblée des Etats), ses mesures pour la citoyenneté ont permis l'affaiblissement des grands féodaux.

- Il a également donné au pays l'administration la plus moderne de son temps

- et assuré une paix relative au cours de son règne.

-Il assura l'avenir de sa dynastie : de son mariage avec Jeanne de Navarre, il eut quatre enfants qui atteignirent l'âge adulte, tous seront souverains.



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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 17:51

Philippe III Le Hardi

 


naquit en  1245 et décéda en  1285 à Perpignan

Second fils de Louis IX et de la Reine Marguerite

Il devint " le Dauphin"  à la mort de son frère aîné

 

 

Cadet de famille, le prince Philippe n'était pas destiné à régner sur un royaume. C'est à la mort de son frère aîné Louis  en 1260 qu'il devient le prince héritier. Il a alors quinze ans et présente beaucoup moins d'aptitudes que son frère, étant de caractère doux, soumis, timide et versatile, presque écrasé par les fortes personnalités de ses parents.

Sa mère Marguerite lui fait promettre de rester sous sa tutelle jusqu'à l'âge de trente ans, mais son père le roi Saint Louis fait casser le serment par le pape, préférant bonifier son fils par une éducation sans faille

 

 

A dix-huit ans, il épousa Isabelle d' Aragon .

En 2ème noces, il épousa Marie de Brab ant en 1274

 

Il accompagna  son père à la huitième croisade en 1270. Après la prise de Carthage, l'armée fut   frappée par une épidémie de dysentrie , qui n'épargna pas Philippe et sa famille. A la mort se son père , le Roi Louis IX, à Tunis, Philippe fut proclamé Roi, sous le nom de Philippe III le Hardi . Il doit  son surnom de Hardi à sa vaillance au combat


Succéder à Louis IX ne fut pas facile ! L'extraordinaire Saint Louis rayonnait sur toute l'Europe et Philippe III semblait médiocre.

 

                                               couronnement de Philippe III


Cependant, Il rattacha,  par héritages , de nombreux territoires et signa avec le Roi de Tunis, un traité fructueux qui était la franchise du port de Tunis .

Il continua à interdire les guerres privées

Il renforça les garanties des justiciables en réglementant la profession d'avocat

Philippe III dut se battre contre sa belle-famille d'Aragon

 

 

Philippe III le Hardi d'après un camée des années 1630

                                                Philippe III le Hardi

 

Le règne de Philippe III le Hardi fut douloureux. Il commença par la mort de son frère aîné , puis la mort du Roi Louis IX, son père, qui était son meilleur éducateur et conseiller. Il tomba malade à Tunis , il guérit mais à son retour, avant son arrivée en Sicile, la tempête engloutit la majorité des rescapés de la maladie. En Calabre, la Reine Isabelle fit une chute de cheval et en mourut. Le Roi Philippe III le Hardi ramena trois cercueils à Saint Denis :

 

- Celui de son père, Louis IX

- Celui de son frère

- Celui de sa femme, tuée par une chute de cheval alors qu'elle était enceinte de six mois

 

 

                               Gisant de Philippe III le Hardi

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 16:55

MERCI DE FAIRE SUIVRE A VOS CONTACTS... 


"SORTONS DU NUCLEAIRE  MOSELLE" partenaire du FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DES DROITS DE L'HOMME DE METZ.
contact : André Burger ; burger.a-mt@wanadoo.fr

PROJECTION DEBAT : TCHERNOBYL FOR EVER

 Un film de Alain de Halleux Ukraine, France, 2011, 55 min
(Voir pièce jointe)

Débat avec Michel Gueritte ,président de la QV
www.villesurterre.com

Bande annonce  "Tchernobyl forever"


 CAMEO-ARIEL - SAMEDI 19 NOVEMBRE A 16 H.


PIECES JOINTES :
- Programme complet
- Tchernobyl Forever
- Tchernobyl et les droits de l'Homme

3 fichier(s) Programme F...pdf , Tchernobyl ...doc , Tchernobyl ...doc

 

 

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Published by fosseuchien - dans voyages en Lorraine
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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 21:25

 

Louis IX de France connu sous le nom de Saint Louis

 

 

                                                           Louis IX Saint Louis

 

naquit le 25 avril 1214 à Poissy et décéda le 25 août 1270 pendant la huitième croisade.

 

Fils de Louis VIII dit Louis le Lion, roi de France, et de Blanche de Castille

 

Quatrième fils du roi Louis VIII, Louis IX ne put régner qu'en raison de la mort précoce de

 

ses trois frères aînés dont Philippe né en 1209 et mort en 1218.

 

Il n'avait pas atteint la majorité lorsque survint le décès de son père en1226.

 

Dans son testament, Louis VIII le Lion confia la régence à Blanche de Castille. 

 

Profitant de la jeunesse du Roi et pensant que la régente Blanche de Castille serait mise en difficulté, la lutte pour le pouvoir gronda. Le royaume entra dans une période d'agitation, la révolte était  organisée par un oncle de Louis IX, fils légitimé de Philippe Auguste .

 

                                       Blanche de Castille et Louis IX

 

Blanche de Castille  mata la rébellion et les barons agités.

La régente Blanche de Castille, acheva la conquête du Languedoc en contraignant le comte  de Toulouse à donner sa fille Jeanne en mariage à Alphonse, frère de Louis IX.

 

                                       Sacre de Louis IX

 

Louis IX n'avait que douze ans quand il fut sacré roi le 29 novembre 1226 à Reims,.

 

En 1234, sa mère, Blanche de Castille organisa le mariage de Louis IX avec Marguerite, la fille du comte de Provence.

L’éducation reçue de la régente marqua profondément Louis IX : elle alliait les pratiques de piété et les œuvres de charité à un apprentissage très sérieux du métier royal, des lettres à l’art du combat. Elle fit du jeune roi le modèle du chevalier chrétien, bon cavalier et vêtu selon son rang, aussi capable de discuter de théologie que de conduire une armée, sachant imposer aux barons sa volonté après avoir lavé les pieds des pauvres.

 

numérisation0015                  Louis IX donne à manger aux mendiants


Ce fut un souverain énergique et scrupuleux qui joua dans la construction de la monarchie française un rôle décisif,

Louis IX prit effectivement le pouvoir à partir de1241.

 

Il investit son frère Alphonse du comté de Poitiers afin de contraindre la noblesse poitevine à rendre hommage.

Il développa la justice royale, le roi apparaît alors comme « le justicier suprême ».

Il soumit Le Comte de Lusignan  puis, il délogea le  Roi Henri III d’Angleterre


Louis IX ne ménagea pas sa peine dans les affaires intérieures, .

Il voulut laisser un royaume pacifié et soumis à un pouvoir juste. En conséquence, il dépêcha en 1247 des enquêteurs royaux pour l'instruire de l'état du pays , à charge pour eux de réprimer directement dans les domaines de la justice, de l'administration,

 

de la fiscalité et de l'armée.

Il fit surveiller baillis et prévôts afin que les droits de chacun soient respectés, y compris par les officiers royaux.

 

Il édicta également une série de mesures de moralisation publique

Il prit des mesures visant à réévaluer la monnaie

Il reprit également  <<La Quarantaine le Roi,>> instituée par Philippe Auguste, une ordonnance qui préfigurait les négociations diplomatiques avant les hostilités.

 

Louis IX commandait  la plus grande armée et dirigeait  le plus grand royaume d'Europe. Sa réputation de sainteté et de justice était  déjà bien établie de son vivant et on le choisissait  régulièrement comme arbitre pour régler les querelles entre grands d'Europe.

 

                                             Louis IX rend la Justice

 

Sa modernisation de l’administration, et son renforcement de la justice du roi étaient les dernières pièces de l'architecture politique qu’il s’était bâtie afin d’accroître ses pouvoirs et ceux de ses descendants sur le trône des Capétiens.

 

Saint Louis n’hésitait pas à recourir à la force, il ne concevait celle-ci que comme un moyen  pour accéder à la paix et à la justice politique dans le respect du droit de chacun et même du droit de ses adversaires.


Il faisait parfois passer les intérêts matériels de la couronne après le respect du bon droit

 

Durant son enfance Saint Louis est décrit comme étant un beau petit garçon blond au regard angélique. Mais il avait déjà un tempérament emporté et coléreux que son éducation dut adoucir. Seule l'intelligence de sa mère parvenait à le calmer. Malgré ses qualités humaines pour les malades et les pauvres, à qui il donnait l'espoir, il fit aussi preuve d'une grande cruauté pour ceux qu'il considérait comme hérétiques.

 

 

Il ne renonçait pas à convertir par les armes l’infidèle et promulguait des ordonnances qui asservissaient les Juifs !

D 'après l'historien Jean Richard, Louis IX, fidèle à sa mission d'évangélisation, gardait l'espoir de  convertir les Juifs et les protégeait de toute exaction

 

Il ne craignait pas de s’opposer au pape et aux évêques de France afin de faire respecter ses prérogatives propres et son indépendance politique et financière.

 

Louis IX sut, en se montrant comme un saint, utiliser l'appât du gain de ses barons pour les inciter à participer aux croisades. Peu des grands féodaux qui y participèrent revinrent en France, et Louis IX put mettre la main sur leurs terres et leurs possessions. Ceux qui avaient survécu furent ruinés par l’expédition, si bien qu’il devinrent alors plus dépendants du roi pour leur sécurité.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 17:28

Vaucouleurs, la  Française,  en Pays lorrain !

 

Jusqu'en 925, suite au partage de l'empire de Charlemagne,  les terres de Vaucouleurs appartinrent au Royaume de Lotharingie . Charles le Simple en était le Roi.

 

A son remariage avec Ogive,   soeur du Roi d'Angleterre, il donna à sa nouvelle épouse le domaine royal de Tusey avec Vaucouleurs et plusieurs petits villages. Malheureusement, les seigneurs français lui préférèrent un autre Roi, Raoul, duc de Bourgogne. Charles le Chauve fut fait prisonnier et mourut à Péronne en 927.


La Reine Ogive s'enfuit en Angleterre, outre-mer,  avec son fils, le prince Louis.


En 936, les seigneurs français rappelèrent le prince Louis qui devint Roi sous le nom de Louis IV d'Outre-Mer. Il n'avait que 15 ans et entreprit la conquête de la Lotharingie.

 

                                    Château de Tusey

 

Il échoua mais reprit le domaine de Tusey qu'il redonna à sa mère, la Reine Ogive. En 956, << Au temps du Roi Hugues Capet ...>>  Vaucouleurs entra dans le Royaume de France. Ce sont les premiers Lorrains qui devinrent Français !


Le Château et la cité de Vaucouleurs furent entourés d'une palissade de bois. Mais l'évêque de Toul voyait cette place forte française d'un mauvais oeil et la fit incendier.

 

 

                                 Vestiges du château de Vaucouleurs


Le Roi de France, Louis le Gros, demanda, vers 1124,  que cette place forte française aux portes du Royaume, soit entourée d'une ceinture d'épaisses murailles, défendues par 17 tours.

 

                                        Vestiges de la fortification, Tour des Anglais

 

La Maison forte des Quatre Vaux, (Quatrevaux) où se rencontrent quatre vallées, fut un lieu privilégié où se rencontraient Rois et Empereurs pour régler leurs différends ou conclure des alliances . C'était aussi le Tribunal où des juges de Vaucouleurs et du Saint Empire ( de Toul) rendaient la justice pour régler les différends qui opposaient des ressortissants français à des ressortissants du saint Empire

 

Des Souverains se rencontrèrent à la Maison des Quatre-Vaux ou au Château de Rigny la Salle pour sceller des accords importants :

 

En 1006, Le Roi Robert Le Pieux rencontra l'Empereur Henri II Le Boîteux pour un arrangement sur les frontières . On raconte que des bornes d'airain  furent plantées au milieu de la Meuse ! Il n' en reste aucune traces ... et les historiens émettent des avis différents.

 

En 1171, Le Roi Louis VII rencontra l'Empereur Frédéric Ier Barbe Rousse en présence du Duc de Lorraine. Les Souverains s'iquiétaient de la montée des violences .Des brigands mêlés à des soldats pillards qu' on  appelait  " les Cotereaux " ravageaient les villages et les campagnes des deux états. Ils prirent des mesures importantes pour y  mettre fin .

 

En 1214, le Roi Philippe Auguste devait rencontrer Frédéric II d'Allemagne. Il se fit remplacer par son fils, le Prince Louis dit Le lion. Le Roi Frédéric II d'Allemagne et le Prince firent la Paix entre la France et l'Allemagne.

 

En 1224, Louis VIII Le Lion rencontra le Roi Henri VII, fils de Frédéric II d'Allemagne. Les deux Souverains jurèrent devant le Duc de lorraine  et les évêques de Cologne et de Mayence,  de maintenir la Paix entre leur deux pays.

 

En 1239, Le Roi Louis IX, Saint Louis, reçut l'Empereur Frédéric II pour renouveler le traité d'alliance conclu par son grand-père Philippe Auguste. Très respectueux du droit des autres, Saint Louis ne profita pas des embarras de l'Empereur en lutte contre le pape Grégoire IX pour agrandir son territoire à ses dépens.

 

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 21:57

Louis VIII de France dit le Lion, naquit le 3 ou 5 septembre 1187 à Paris décéda  le 8 novembre 1226 à Montpensier  Il fut Roi de France de 1223 à1226,

 

                                                Naissance du Roi Louis VIII dit Le Lion

 

 

Il était le fils du roi Philippe Auguste et d’Isabelle de Hainaut.. Le court règne de Louis VIII fut marqué par deux brillantes campagnes : l’une contre les Anglais en Guyenne, l’autre contre Raymond VII de Toulouse.

Il est le premier roi capétien à ne pas avoir été sacré roi du vivant de son père. Il avait été désigné par Philippe II dans son testament rédigé en 1190 comme devant lui succéder

 

 

 

Louis VIII dit Le Lion fut sacré Roi de France à Reims en 1223

 

Il mérita le surnom de « le Lion », pendant le règne de son père .Le futur Louis VIII obtint sa renommée en remportant, la victoire La Roche aux Moines en  1214 sur le Roi d’Angleterre, Jean Sans Terre Les barons anglais promirent au prince Louis, qui avait épousé Blanche de Castille, petite-fille d’Henri II d’Angleterre,  la couronne d’Angleterre  Acceptant cette offre, Louis débarqua sur les côtes anglaises, arriva à Londres en 1216 et prit le contrôle du sud du pays

 

                                           Louis VIII le Lion, épouse Blanche de Castille

 

 

Mais Jean sans Terre mourut peu après et ,  les barons anglais, plutôt que d'avoir à faire à un prince énergique comme Louis qui risquait de les entraver, décidèrent  de se prononcer en faveur d’Henri III, fils de Jean sans Terre. Louis continua la guerre, mais il fut battu à Lincoln en 1217 . Le11 septembre 1217, il signa le traité de Lambeth, il renonça à ses prétentions sur le trône d’Angleterre contre une forte somme d'argent.

 

 

Plus tard, après avoir été sacré roi de France, il prit  pour prétexte que la cour d’Angleterre n’avait toujours pas exécuté toutes les conditions du traité de 1217, Louis VIII, profita de la minorité d'Henri III, et décida de s’emparer des dernières possessions anglaises en France. Au cours d’une campagne rapide, Louis VIII le Lion s’empara de la majorité des terres  d’Aquitaine . Les villes du Poitou , Saintonge,  Périgord, Angoumois et une partie du Bordelais tombèrent  les unes après les autres.

 

Louis VIII le Lion , Roi énergique et intelligent , consolida le pouvoir royale et agrandit le territoire du Royaumede France

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:01

Peut-on vraiment démanteler une centrale nucléaire ?

Par Anthony Laurent (7 novembre 2011)


Que la France décide ou non de sortir du nucléaire, elle sera tôt au tard confrontée au démantèlement de ses 58 centrales vieillissantes. Une problématique que connaît bien l’anthropologue et philosophe Christine Bergé, qui a enquêté sur le chantier de déconstruction du surgénérateur Superphénix. Pour elle, démanteler une centrale, c’est entrer dans un rapport au temps particulier, où mémoire et informations se perdent face à une tâche gigantesque. Et on ne « déconstruit » pas une centrale : on enrobe, on éparpille, on disperse. Entretien.

 

Basta ! : Pourquoi avoir écrit Superphénix, déconstruction d’un mythe ?


Christine Bergé : C’est le premier livre qui décrit de façon tout à fait lisible, pour le grand public, le fonctionnement d’une centrale nucléaire ainsi que son démantèlement. Dans cet ouvrage, je déchiffre les aspects symboliques qui entourent ce qui était considéré à l’époque comme le plus grand surgénérateur du monde  [1]. Ayant beaucoup travaillé sur la réanimation en milieu hospitalier, j’ai abordé Superphénix comme un organisme vivant que l’on accompagne en fin de vie. Quand je suis entrée pour la première fois dans les bâtiments de la centrale, j’ai tout de suite remarqué que les horloges avaient été démontées. C’était comme si la centrale somatisait. Pour les travailleurs du site, cela veut dire qu’il y a eu un arrêt du temps dans leur existence. J’ai également saisi que, pour eux, c’était douloureux d’avancer dans le temps de la déconstruction. C’était un deuil à vivre.

 

Quel enseignement principal tirez-vous de votre enquête ?


J’ai veillé à être extrêmement réaliste dans ma description des travaux et de la réalité vécue par les travailleurs, tout en analysant l’arrière-fond « inhumain » : avec le nucléaire, nous sommes dans des temps très longs, immémoriaux, qui sont hors de l’histoire et dépassent tout le monde. Malgré toutes les précautions prises lors de tels chantiers, le temps des radionucléides – qui peuvent durer jusqu’à plusieurs millions d’années – est ingérable. Le problème de la mémoire se pose inévitablement.

 

Comment se gère ce rapport au temps dans le cadre de la déconstruction d’une centrale ?


Tout est archivé, sur ordinateur ou sur papier, mais lire toutes les archives est strictement impossible. Une partie de l’information se perd. Par exemple, nous n’avons pas pu retrouver la trace de tous les architectes de Superphénix ! Or, pour la déconstruction, revoir entièrement ce qui a été fait dans le passé est une obligation. Entre la construction et la déconstruction d’une centrale, il peut s’écouler un demi-siècle. De plus, les centrales nucléaires ne sont pas conçues pour être déconstruites. Autrement dit, on déconstruit à partir de rien, on est obligé de tout inventer.

La perte de mémoire est inhérente à la déconstruction et, plus encore, au fonctionnement même des humains. Et dans l’industrie nucléaire, cela peut s’avérer dramatique. Pour Superphénix, les choses se passent relativement bien, car c’est une centrale jeune, en bonne santé et qui a très peu fonctionné. Mais la centrale de Tchernobyl ne peut pas être déconstruite. Et personne ne pourra jamais déconstruire Fukushima non plus.

 

En quoi Superphénix est-il un mythe ?


Le nom de Superphénix renvoie à une figure mythique : c’est l’oiseau qui renaît de ses cendres. Avec ses 1 200 MW, le surgénérateur de Creys-Malville devait être le plus puissant du monde, capable de se régénérer en permanence. Il était présenté comme le fin du fin de la technologie nucléaire. Et la déconstruction même d’une centrale est un mythe. On déconstruit mais on ne résout pas le problème de la radioactivité pour autant. Une centrale est en réalité une gigantesque poubelle dont on disperse les éléments. Du moindre gant en latex jusqu’à certains composants pouvant mesurer 15 m de long et qui ont baigné dans du sodium irradié. Tout cela ne peut pas être déconstruit. Les déchets de déconstruction sont enrobés et mis en terre ou envoyés dans des filières dédiées. Mais on ne fait qu’enrober.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué lors de vos visites de Superphénix ?


En premier lieu, le gigantisme et la beauté de la technique nucléaire, qui sont proprement fascinants. Je pense que les personnes qui y travaillent sont constamment dans un vertige de puissance. Ensuite, c’est l’extrême rigueur à laquelle sont soumis les travailleurs. Il y a une culture de la sûreté très exigeante. Mais, en réalité, on est obligé de tirer financièrement par tous les bouts : EDF fait appel à la sous-traitance, qui à son tour est mal payée, etc. Ce qui m’a frappée, c’est la disproportion entre la bonne volonté des humains et la réalité de la tâche à accomplir, qui est absolument monstrueuse.

 

Quelles sont les pressions exercées sur ceux qui déconstruisent ?


Il existe des pressions financières énormes au niveau des directions car le démantèlement est horriblement coûteux, et l’argent, rare. Au niveau des prestataires également, puisque sera choisi celui qui fera le meilleur travail au moindre coût. Il y a aussi une pression sur l’information : on ne peut pas tout dire. Les partisans de l’atome aiment à faire croire que le nucléaire est incompréhensible. Mais c’est faux. On veut cacher au public la compréhension de la technologie. Plus encore, on ne peut pas tout se dire. Au-delà des contraintes réglementaires, les travailleurs qui œuvrent en zone contaminée ne peuvent pas à la fois gérer le danger et accepter de prendre de la dose.

 

Au vu de ces constats, le nucléaire est-il selon vous une aberration dans nos sociétés ?


Absolument. On développe des techniques sans jamais mesurer leurs impacts sur les humains. Cela est vrai pour toutes les industries dangereuses. Mais, avec le nucléaire, c’est pire encore puisque les radionucléides, dont certains peuvent se révéler mortels, ont des durées de vie comparables à celle de la planète… Il est donc tout simplement impossible de les gérer. Prenons le cas du plutonium. Nous sommes en train d’en accumuler partout dans le monde, mais nous ne savons absolument pas quoi en faire. Si vous en inhalez ne serait-ce qu’un millionième de gramme, vous êtes mort. Il est important de dire que les radionucléides naturels les plus dangereux ne sont rien à côté des radioéléments fabriqués artificiellement dans les cœurs des réacteurs.

 

Quels sont les principaux risques nucléaires ?


Les accidents représentent la première dangerosité. Ils peuvent avoir plusieurs causes : la négligence humaine, l’attentat terroriste, la catastrophe naturelle, comme à Fukushima. Le calcul de la probabilité de survenue d’un accident nucléaire n’est en réalité que le calcul des facteurs de risque, ce qui veut donc dire que l’on ne peut pas prévoir l’accident, lequel, par définition, surviendra à un endroit et à un moment que l’on n’avait pas prévus. Le danger pour le corps humain est également gravissime. Les radionucléides pénètrent dans tous les organes. Là aussi, les institutions internationales, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui marchent main dans la main, nous noient dans un océan de calculs. Après l’accident de Tchernobyl, ils ont relevé les seuils de radioactivité que les individus pouvaient recevoir. Au lieu d’admettre qu’ils ne pouvaient pas gérer la situation, ils ont augmenté les seuils de la tolérance  (supportabilité) humaine…

Et troisième risque, la contamination radioactive, chronique et accumulatrice. À la différence de la fumée, qui s’évapore dans l’air, la radioactivité, elle, ne disparaît jamais totalement. Elle s’éparpille. Même si l’activité nucléaire mondiale s’arrêtait aujourd’hui, nous sommes condamnés à vivre dans un environnement virtuellement mutagène. L’irradiation radioactive est une pollution. Et nous sommes dans une inertie polluante. Le véritable problème est cette acceptation de l’irradiation chronique, car on est en train de transformer la notion d’accident : il devient un simple aléa du nucléaire. On le dédramatise, à l’instar de ce qui est fait avec les effets des faibles doses. Pour preuve, on ne parle déjà plus aujourd’hui de Fukushima, alors que Tchernobyl, en son temps, était une énorme catastrophe.

 

Les responsables politiques français sacralisent-ils l’énergie nucléaire ?


Ce qui est sacré pour qui maîtrise l’énergie nucléaire, c’est le pouvoir qu’elle confère : les lignes de force des alliances, la potentialité de guerre, la possibilité de menacer l’autre à égalité. Ce n’est pas l’énergie nucléaire elle-même. Cette dernière, en revanche, est sacralisée par les acteurs du nucléaire – les ingénieurs des Mines, du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), des organismes de recherche sur l’atome, les militaires, etc. –, qui pensent réellement qu’on ne peut pas faire autrement. Il y a cinquante, soixante ans, régnait une grande mythologie du nucléaire. C’était l’énergie irradiante de l’avenir. Maintenant que sa dangerosité est avérée, il est forcément moins sacralisé. Le nucléaire reste néanmoins encore aujourd’hui la dragée qu’il faut porter le plus haut possible. Par conséquent, le seul argument qui rend le nucléaire si incontournable en France est l’argument de puissance.

Propos recueillis par Anthony Laurent

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 21:29

Message en provenance de La Q.V.

Ville-sur-Terre
veille du 11 novembre 2011




Après le martyr de VERDUN,
le sacrifice de BURE ?



 
Les associations membres de La Fédération Grand-Est STOP Déchets Nucléaires remercient le valeureux journaliste du JHM, ( Journal de la Haute Marne)
ainsi que son rédacteur en chef, pour l'article publié le 5 novembre dernier, dans la rubrique PRIX CITRON :

La corde sensible

Nous lavons écrit récemment : Le HCTISN, Haut comité pour la transparence et linformation sur la sécurité nucléaire
a rendu ses conclusions expliquant l'échec du processus
lancé en 2008 par l'Andra pour trouver une commune d'accueil pour les déchets nucléaires FAVL.
 
Ce même comité dit que l'Etat devra davantage se mouiller s'il veut convaincre un territoire.
Il lui est même conseillé de promouvoir ce projet comme un acte de civisme,
plus exactement comme un service rendu à la Nation.
 
Pas sûr que l'argument fasse mouche. D'autant qu'il est aussi préconisé que le futur territoire d'accueil  de ces déchets à faible activité et à vie longue
abrite déjà… des installations nucléaires. Ben voyons.

 
Effectivement dans le rapport du groupe de travail sur le stockage des déchets radioactifs FAVL
du Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire, on peut lire :

L'Etat doit afficher le caractère d'utilité publique et de service rendu à la Nation du stockage des déchets FAVL.

L'expression service rendu à la Nation interpelle. On repense à l'exposé des motifs du projet de la loi Bataille de 1991,
qui mentionnait que les mesures d'accompagnement prévues à l'article 12 devaient marquer la reconnaissance de la Nation.
 
C'est la même logique. Ici, reconnaissance. Et là, service rendu.
Quand on recherche à quoi cette notion renvoie, on trouve beaucoup d'uniformes : il s'agit d'une notion militaire.
Omniprésente dans l'armée, et dans la gendarmerie. Coté reconnaissance, citons la « médaille de reconnaissance de la Nation »
délivrée aux anciens combattants d'Afrique du Nord, entre autres. 
Bref, il est question de sang versé pour "la bonne cause".
 
Résumé : qui rend service à la Nation ? En général des militaires, des appelés, ou des gendarmes.
Qui a droit à la reconnaissance de la Nation ?
Les poilus de la Grande Guerre.

Ceux qui ont versé leur sang pour la Nation (donc à titre posthume) et ceux qui reviennent vivant de ces conflits dangereux.
Des gens qui ont été envoyés au front dans la logique d'un intérêt collectif supérieur, et qui ont sacrifié une part de leur vie au « bien commun »,
sans l'avoir choisi.
 
Sortons de cette logique pour revenir à la gestion des déchets nucléaires. Aucun rapport à priori.
L'ANDRA nous assure que la gestion des déchets ne présente aucun danger pour la santé des riverains
de sites de stockage ou d'entreposage. Les compensations, les fameuses « mesures d'accompagnement » prévues par la loi Bataille ne sont là
qu'en contrepartie de nuisances industrielles : passages de bulldozer, de camions, de foreuses. Du bruit et de la poussière. Rien de bien méchant.
Rien à voir avec la santé publique ou l'environnement.
 
Et surtout pas la compensation d'une diffusion radioactive dans l'environnement,
diffusion qui serait potentiellement responsable d'une dégradation progressive de la santé publique dans les zones concernées.
Bien sûr. On est en France : la santé de la population, ça ne s'échange pas contre des euros, même des millions d'euros.
Un Etat, une république telle que la notre ne peut pas programmer une dégradation prévisible de la santé des résidents d'une zone territoriale lambda,
et la compenser par des mesures d'accompagnement financières. Ce serait immoral. Ce serait invraisemblable.
 
Bien sur. Ca, c'est le discours conscient. Mais un discours inconscient émerge des vocables choisis et nous révèle les enjeux d'une autre bataille. 
D'abord, la reconnaissance de la Nation est inexorablement liée à l'idée de Nation en Danger.
C'était le cas pendant la Guerre d'Algérie (rappelons que la IVème République n'a pas survécu à ce conflit).
C'est le cas plus généralement lors de tout conflit armé.

Y aurait-il donc une notion de danger, omniprésente, menaçante, dans cette affaire de gestion des déchets nucléaires ?

Bien sur, la radioactivité est dangereuse, c'est donc à un ennemi « atomique » que la référence fait sobrement allusion.
Mais allons plus loin. Les médaillés ont mis leur vie en jeu (sans avoir eu le choix d'ailleurs) pour rendre service à la Nation.
L'inconscient du législateur nous indique que les civils qui accepteront (sans l'avoir choisi, eux non plus) un centre de stockage
ou d'entreposage de déchets radioactifs mettront leur corps en jeu, qu'ils lutteront, et que peut être ils périront.
Bien entendu, moins massivement que lors d 'un conflit armé, quoique.
Qui connait le nombre véritable de victimes de Tchernobyl et Fukushima ?

Cependant, en France, le cumul des faibles doses de radioactivité n'a pas de conséquence sur la santé humaine. C'est un refrain, un leitmotiv.
Et il ferait beau voir qu'on finance des études sérieuses pour prouver le contraire.
 
Bref. L'ennemi invisible, derrière un mur ou dans un trou, c'est la radioactivité

Elle est niée dans sa dangerosité,
ou alors on prétend prendre assez de précautions pour contenir cette dangerosité, mais les mots ne trompent pas.
La reconnaissance de la Nation se gagne au champ d'honneur. En douteriez-vous ?
 
L' oeuvre du lobby nucléaire, encadrée par les lois d'un Etat qui ne croit plus pouvoir faire d'autres choix énergétiques que ceux, anciens déjà,
du gaullisme, est une oeuvre de fossoyeurs. Mais l'inconscient du législateur parle, sa culpabilité affleure.
On saura, dans quelques générations, combien seront morts au front. Il suffira de compter.
Mais pour compter il faut un peu de recul, quatre ou cinq générations. D'ici là, les gens auront compris, tout seuls,
et sans coûteuse enquête épidémiologique, qu'il ne fait pas bon voisiner avec un centre de stockage ou d'entreposage de déchets radioactifs.

Ils ne seront pas morts pour rien. Ils auront rendu service à la Nation.
Mais les décideurs, eux, sont à l'arrière. Loin des radiations. Loin des fûts, loin des alvéoles, et à l'écart des tranchées.
C'est de bonne guerre n'est ce pas ?

La Q.V.
http://www.villesurterre.com

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