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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 20:44

Bataille de Valmy, le 20 septembre 1792

 

 

 

Bataille remportée par les Français, commandés par Dumouriez et par Kellermann, sur les Prussiens aux ordres du duc de Brunswick

La bataille de Valmy  eut lieu, en Champagne, le 20 septembre 1792. Elle  opposait la  France à la Prusse et à l’Autriche

 

 

L'armée d'invasion austro- prussienne avait  franchi la frontière française sur la Moselle le 19 août. Elle s’enfonça entre l'armée française du Rhin et celle stationnée à Sedan,

 

L'envahisseur assiégea Thionville  et marcha sur Verdun.  La ville capitula le 1er  septembre. La route de Paris était alors ouverte à l'invasion Le Duc de Brunswick, commandant en chef des envahisseurs, jugea qu'il n'était pas assez fort pour continuer l'invasion. Il s'éternise pendant onze jours à Verdun pour Il attendit onze jours à Verdun  les renforts  autrichiens du prince de Hohenlohe et du comte Clerfayt  .Les vivres commencèrent à manquer et il pleuvait  abondamment ce qui ralentissait la progression de l'armée d'invasion.

 

 

Dumouriez, commandant en chef de l'armée française, s'apprêtait à envahir la Belgique qui appartenait à l’Autriche. Il  profita de la lenteur des Prussiens. Il  renonça à son offensive contre la Belgique et retourna son armée vers le sud. Il décida de couper la route de Paris en occupant militairement les défilés qui permettaient de franchir les hauteurs boisées de  l’Argonne, à l'ouest de Verdun.


Les défilés furent occupés par les Français entre le 31 août et le 4 septembre 1792.

Les Prussiens qui avaient reprit leur marche , s'emparèrent des défilés les plus au nord. Dumouriez fut isolé au centre de l'Argonne. Il décida d'occuper le plateau de Valmy, à l'ouest de  Sainte- Menehould, entre les deux armées ennemies. Dumouriez appela Kellermann , stationné à Metz.. La jonction entre les deux armées françaises eut lieu le 18 septembre.

Dumouriez se trouva derrière l'armée de Brunswick et menaçait ainsi ses communications avec l'Allemagne. Brunswick décida d'arrêter sa marche vers Paris pour se retourner contre Dumouriez, sur le plateau de Valmy.

 

 

 

Très exposé Kellermann abandonna la butte de Valmy et se positionna un peu plus à l'est et attendit. Le 22 septembre, les Prussiens s'emparèrent de la butte de Valmy et s'y retranchèrent. Mais la situation sanitaire et alimentaire était désastreuse pour eux. Goethe a écrit : « Les soldats avaient mangé du raisin pas assez mûr et souffraient de dysenterie »  Les Prussiens demandèrent une suspension des combats, de six jours. Le roi de Prusse comprit, qu'avec une armée si diminuée, il serait aventureux de continuer la marche sur Paris, d'autant plus que des armées françaises renforcées par des Volontaires, étaient en train d'être entraînées autour de Chalons et de Reims

 

Le 20 septembre 1792, au lever du jour, dans un brouillard épais, l'avant-garde prussienne de Hohenlohe-Kirchberg tenta de descendre la vallée de la Brionne en direction du village de Hans mais fut attaquée par l'avant garde française du général Deprez-Crassier.

 

 

A dix heures

les 58 canons de l'artillerie prussienne ouvrirent le feu sur toute la ligne de bataille. Le soleil qui perça le brouillard permit de découvrir sur les pentes de la butte de Valmy l'armée de Kellermann qui loin d'être effrayée attendait de pieds ferme. Les soldats brandissaient leur chapeau à la pointe de leur sabre ou de leur baïonnette, ils défiaient les Prussiens en criant Vive la France !', Vive la nation !. L'artillerie française donna de la voix tandis que la musique militaire jouait le chant révolutionnaire «  Ça ira !. »

 

Devant cette armée, Brunswick fut déconcerté. Les nobles français émigrés qui accompagnaient l'armée prussienne lui avaient assuré que les Français s'enfuiraient aux premiers coups de canons, mais ce n’était pas le cas. Il  fallait livrer bataille. Trois colonnes prussiennes partirent à l'assaut du village de Valmy, à l'attaque du moulin et en direction du village d'Orbeval. Malgré l'entrée en scène de l'impressionnante infanterie prussienne les Français restèrent sur place. L'artillerie française commença à décimer les troupes prussiennes désormais à sa portée.

 

 

 

Brunswick comprit qu'il serait difficile de déloger les Français qui occupaient la position la plus favorable et qui ne semblaient pas vouloir céder le terrain. La pluie redoublait et rendait  le terrain impraticable. La bataille prit fin à sept heures du soir. Les Prussiens renoncèrent à attaquer et se replièrent.

 


C'est la première victoire de la France révolutionnaire, cette victoire arrêta l’invasion de la France par les Austro- prussiens.

 

 

 

La bataille de Valmy du 20 septembre 1792 fut dans l’Histoire républicaine de la France un événement déterminant.


Elle permit à la France d’être sauvée de l’invasion étrangère, et à la convention de proclamer la première république  le 21 septembre 1792,

 

La Nation française devint principalement l'union d'un peuple entier autour de l'esprit de la Révolution et des valeurs républicaines.


L’écrivain allemand, Goethe,
qui assistait à la bataille de Valmy dit :

 

 « D'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde ».

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