Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 17:01

Marie-Louise , impératrice des Français,


se rendait à la messe du dimanche et des différents jours fériés religieux. Dans les limites consenties par son mari et sous le strict contrôle de l'appareil d'État, elle s'occupait aussi de charité.

 

 

 

Ce fut trois mois après la première nuit passée à Compiègne que Marie-Louise  écrivait à son père qu'elle était enceinte. La grossesse se présentait sans problèmes particuliers et le titre de l'enfant fut rapidement choisi :

«   roi de Rome » si c'était un garçon,

«   princesse de Venise » s'il s'agissait d'une fille.

 

Des complications se présentèrent lors de l'accouchement qui dura douze heures .

La poche amniotique ayant crevé, les vies de l'enfant et de la mère étaient menacées.

Le docteur Dubois demanda alors à Napoléon Ier qui sauver en cas de danger.

 Napoléon répondit : « Allons donc, ne perdez pas la tête , sauvez la mère, ne pensez qu'à la mère... faites comme s'il s'agissait d'une petite bourgeoise de la rue Saint-Denis, conduisez-vous exactement comme si vous attendiez le fils d'un savetier »

 

 

 

Marie-Louise avait  beaucoup souffert et les médecins déconseillèrent d'autres grossesses ce qui renferma un peu plus l'impératrice dans ses appartements.

Le nouveau-né fut rapidement confié à sa gouvernante, Mme de Montesquiou.

 

Marie-Louise, comme beaucoup d'autres souveraines avant elle, ne pouvait pas s'occuper directement de l'enfant. En fait, Napoléon avait déjà programmé sa formation et son éducation, sa femme était  tenue à l'écart.

 A une de ses dames de compagnie, elle confia :

 « On me vole mon fils, mon bien cher enfant, je voudrais tant pouvoir le bercer, le promener, le montrer moi-même à l'Empereur… Je suis certaine qu'en Autriche j'aurais eu la permission de passer toutes les journées auprès de mon fils »

 

images?q=tbn:ANd9GcRWqD-9Rjle-9GVT1aZ9t_

 

En mai 1812, Napoléon partit pour la campagne de Russie. Marie-Louise le suivit jusqu’à Dresde où elle put rencontrer son père et sa belle-mère. Alors que Napoléon poursuivait  son périple qui le mena au désastre, Marie-Louise put voyager dans les territoires de l’empire de son père, de juin à juillet. Le 18 juillet, elle fut de retour à Paris. Pendant toute la durée de l’expédition, l’empereur et l’impératrice échangèrent de nombreuses lettres et restèrent en contact  permanent .

La tentative de coup d’État d’octobre du général Malet provoqua la colère de Napoléon Ier , car  personne n’avait eu l’idée de crier « Vive Napoléon II ».

Seule, Marie-Louise, informée par le prince Aldobrandini, songea à sauver le roi de Rome.  Le 19 octobre 1812, la retraite de Russie commençait tandis qu’à Paris, Marie-Louise était de plus en plus inquiète . Si Napoléon devait mourir, elle deviendrait régente au nom de son fils.  Le 18 décembre, juste avant minuit, Napoléon retrouva l’impératrice.


Le 30 mars 1813, Marie-Louise fut nommée régente de l'empire alors que jusque-là, elle avait été tenue à l'écart des affaires. Le 15 avril, Napoléon partit pour l'Allemagne. La régence était un fardeau pour l'impératrice, bien que son rôle ne soit que représentatif. En effet, toutes les décisions étaient  prises par Napoléon et mises en œuvre par son entourage le plus proche : Cambacérès, Lebrun, Joseph Bonaparte, Talleyrand et Savary.


images?q=tbn:ANd9GcQlWumGoHmTvcMFR4jkOCG

 

Les fonctions officielles de la régente étaient de présider le Sénat, le Conseil d'État, le Conseil des Ministres et le Conseil privé. En même temps, obéissant aux demandes pressantes de Napoléon, l'impératrice  sollicita  l'aide de son père pour la guerre, mais sans

résultats.

L'Autriche resta neutre .

Napoléon n'accepta  pas les conditions de la paix de Prague et l'Autriche entra en guerre aux côtés des Alliés le 11 août 1813 .. L'impératrice Marie-Louise se rangea du côté de son époux contre son propre père.

 

 

Après l'entrée en guerre de l'Autriche, la position de la France se dégrada. Marie-Louise était toujours surnommée « l'Autrichienne », les jeunes conscrits, enrôlés en octobre reçurent le nom de « Marie-Louise » à la demande de Napoléon.


 Napoléon fut battu à la bataille de Leipzig, il rentra à Saint-Cloud le 9 novembre 1813


1814  débuta  mal, beaucoup de personnes, à l'intérieur du pays n’aimaient plus l'empereur, principalement en raison de l'augmentation des impôts et du recrutement de 300 000 hommes en novembre 1813

 

 

 Marie-Louise, écrasée par le désespoir, confia à Hortense :


 « Je porte malchance partout où je vais. Tous ceux avec qui j'ai eu à faire ont été plus ou moins touchés, et depuis l'enfance je n'ai fait que passer ma vie à fuir. »


. Le 23 janvier, Marie-Louise fut nommée régente pour la deuxième fois. Le matin du 25 janvier 1814, Napoléon fit ses adieux à son fils et à sa femme en larmes, ce fut la dernière fois qu’ils se virent.

 

En sa qualité de régente, tous les matins, Marie-Louise présidait le Conseil montrant une absolue confiance dans l'empereur. Dans des lettres adressées à son mari, elle évoquait une situation difficile . Elle était  triste, les femmes et les enfants abandonnaient Paris, les peintures et les trésors du Louvre furent mis en sécurité. Le 8 février, Napoléon  a écrit à son frère Joseph, qu'il avait nommé Lieutenant général de l'Empire, que s'il devait mourir, l'impératrice et le prince héritier devraient aller à Rambouillet  plutôt que de tomber entre les mains des Autrichiens .

 Napléon a écrit : « Je préférerais qu'on égorge mon fils plutôt que de le voir élevé à Vienne, comme prince autrichien ».

 

 Marie-Louise  écrivait à son mari : « Maintenant, je ne désire que la paix, loin de vous je me sens tellement impuissante et si triste que tous mes désirs se bornent à ceci »

 

29 mars 1814, le cortège impérial quitta Paris, menacé à l'ouest par les Cosaques qui occupaient Neuilly-sur-Seine.. Le lendemain, Paris capitula, les conséquences de la défaite furent importantes pour la France dont les frontières furent ramenées à celles de la République. Le voyage de l'impératrice se termina à Blois, le 2 avril 1814.  C'était le quatrième anniversaire de leur mariage et Marie-Louise écrivit à Napoléon, qui était à Fontainebleau :

« Je crois que la paix me rendra toute ma sérénité. Il faut vraiment que tu m’en fasses rapidement le don ».

Le 3 avril le Sénat déclara la déchéance de l'empereur, « coupable d'avoir violé son serment et attenté aux droits des peuples en levant des hommes et des impôts contrairement aux institutions ».

 Napoléon demanda à sa femme d'écrire une lettre à son père François afin qu'il la protège ainsi que son fils.

Marie-Louise a écrit à son père : « L'état des choses est tellement triste et effrayant pour nous que je recherche auprès de vous un refuge pour moi et mon fils. C'est en vous, cher père, que je place notre salut »

 

 Le 6 avril 1814, Napoléon abdiqua sans conditions, Napoléon fit parvenir une lettre à Marie-Louise:

« Adieu, ma bonne Louise, je suis désolé pour toi. Écris à ton père et demande-lui de te donner la Toscane. Quant à moi, je ne veux que l’île d’Elbe.

 

images?q=tbn:ANd9GcT6Vo5IezvfO6_TseDM-Uw

 

Le 11 avril, Napoléon écrivait à Marie-Louise et l'informait des décisions prises par les Alliés :

 « Je suis envoyé sur l'île d'Elbe, toi et notre fils, vous irez dans le duché de Parme, Plaisance et Guastalla » Il aurait préféré qu'elle reçoive la Toscane, de sorte qu'elle puisse le rejoindre de manière permanente sur l'île d'Elbe. Marie-Louise ne suivit pas son mari dans son exil et elle rencontra son père à Rambouillet.

 

Le voyage de retour de Marie-Louise en Autriche commença le 23 avril 1814. Le 2 mai, elle franchit le Rhin et quitta la France.

 Dans son journal, elle a  écrit :

 « Je souhaite de bonnes choses à la pauvre France. Qu'elle puisse profiter de la paix dont elle a besoin depuis tant de temps et qu'elle éprouve de temps à autre un peu de compassion pour une personne qui lui est restée affectionnée et qui regrette son propre destin et les amis qu'elle doit nécessairement abandonner »


Pendant le reste du voyage, son état de santé se dégrada sensiblement : elle maigrissait de plus en plus, elle était en permanence fiévreuse et elle souhaitait : « la paix qui se trouve seulement dans la tombe ».

 

 

images?q=tbn:ANd9GcR1WHz7C9yP8Hd4W7arcFf

 

 

En Autriche, elle commença peu à peu à se reprendre. Par la suite, elle pensa trouver un appui à Vienne, et obtenir quelques séjours sur l'île d'Elbe avec son mari.

À Vienne, Marie-Louise fut d'abord accueillie par de grandes démonstrations d'affection. Elle conservait le désir de rejoindre l’Empereur dans son île, elle lui écrivait :

«  Je me console avec l'idée que tu penses quelques fois à moi mais ne devrais- je pas désirer que tu puisses m'oublier, tu n'aurais pas d'inquiétudes tandis que moi, tourmentée, t'aimant plus tendrement que jamais, je passe des journées entières à me désespérer de ne pas te voir » 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Les poubelles radioactives
  • Les poubelles radioactives
  • : Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
  • Contact

Recherche

Liens