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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 20:29

Jean-Paul Marat

Naquit  en 1743 à Boudry, en Suisse, canton de Neuchâtel, décéda à Paris en 1793.

Français d’origine suisse, Marat fut instruit par son père, médecin et calviniste espagnol qui avait fui la Sardaigne pour la Suisse.

 

 

 

En 1759, il suivit des études de médecine à Toulouse, Bordeaux et Paris, à l’issue desquelles il voyagea en Europe avant de se fixer en Angleterre en 1765 en tant que médecin et vétérinaire.

 


Marat a écrit « Les chaînes de l’esclavage» en 1774, qui ne fut publié en France qu’en 1792; c’était un  pamphlet violent, dénonçant « les noirs attentats des princes contre les peuples ».


Il rentra en France en 1776 et devint médecin des gardes du corps du comte d’Artois de 1777 à 1783. il  essaya de confirmer sa réputation scientifique en tentant des expériences sur le feu (Recherches physiques sur le feu , 1780), sur la lumière (Découvertes sur la lumière , 1780) et sur l’électricité (Recherches sur l’électricité , 1782). Il publia des mémoires sur les vraies causes des couleurs que présentent les lames de verre, les bulles de savon, et autres matières diaphanes extrêmement minces. Rejeté par l’Académie des sciences qui désapprouvait ses travaux, il n’en devint que plus extrémiste.

 

 

 

Les conditions créées par la réunion des États généraux et la libéralisation du régime de la presse fit de Marat, un journaliste engagé et un des théoriciens les plus écoutés de la population parisienne.

 

Les idées politiques qu’il diffusait dans son journal, L’Ami du peuple, évoluaient  à mesure que se précisaient les attaques des aristocrates, contre lesquelles il ne cessa jamais de mettre en garde, Il dénonçait les riches du Tiers Etat qui passaient leur temps à profiter des changements politiques.


Dès la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, Marat adopta une position claire .

 

Il clamait à qui voulait l'entendre :


« quelques cinq cents têtes coupées permettront de rompre avec le passé. »

 

En 1791, Marat  appela  à l’interdiction de vote des prélats, des financiers et des officiers du roi. Ses positions extrémistes conduirent au massacre de septembre 1792.

 


Après la journée du 10 août 1792, il incita à la poursuite du mouvement en prônant l’élimination des royalistes emprisonnés. Le 30 août 1792, les prisons de Paris étaient pleines.


Du 2 au 6 septembre,lLes révolutionnaires se rendirent  aux prisons, et y massacrèrent,  d’abord les prêtres qui n'avaient pas prêté serment, puis les gardes suisses et les gardes du corps du roi, les aristocrates suspectés de complot, enfin de nombreux prisonniers de droit commun , il y eut environ 1500 morts.

 

Depuis que Marat avait été élu à la présidence des Jacobins, le 5 avril 1793, une circulaire appelant à l'insurrection et au coup d'État fut publiée sous sa signature.

 

 « La contre-révolution, affirmait-il, est dans la Convention nationale (...) Levons-nous, oui levons-nous tous ! Mettons en état d'arrestation tous les ennemis de notre Révolution et toutes les personnes suspectes. Exterminons sans pitié tous les conspirateurs si nous ne voulons pas être exterminés nous-mêmes »


                                                    Le triomphe de Marat, Raffet del., Girardet sc.

 


 

Le 17 avril 1793, Marat fut arrêté et jugé le 24 avril. Il  bénéficia d’un jury qui lui était acquis d'avance. Acquitté, Marat, couronné de lauriers, fut porté en triomphe.

 

Depuis le 3 juin 1793, Marat ne se présentait  plus à la Convention. L’évolution de sa maladie l’empêchait de paraître en public.


De quoi souffrait-il ?

 

Document Wikipédia :

«  D’après le docteur Souberbielle, l’origine du mal était herpétique. Le docteur Cabanès a avancé la probabilité d’une forme grave d’eczéma ou des conséquences d’un diabète. D'autres maladies sont évoquées : dermatite herpétiforme, scabiose, dermite séborrhéique. À partir du 20 juin, son état s’aggrave et l’oblige à prendre continuellement des bains curatifs au soufre dans sa baignoire sabot en cuivre, ainsi qu'à envelopper sa tête d'un mouchoir trempé de vinaigre pour soulager ses migraines. Mais de cette baignoire équipée d'un écritoire il envoie régulièrement des lettres à la Convention qui ne sont jamais discutées. »

 


Marat attisa tellement de haine que cette violence finit par aboutir  à son assassinat par Marie-Anne-Charlotte Corday d’Armans, le 13 juillet 1793.

Charlotte Corday assassina Marat dans sa baignoire.


 La République lui fit des  funérailles grandioses, il fut inhumé dans le jardin du couvent des Cordeliers.


La République fit graver sur sa tombe :

 « Ici repose Marat, l’ami du peuple assassiné par les ennemis du peuple le 13 juillet 1793 ».

.

 

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