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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 18:32

 

Madame de Maintenon

 

 

Françoise d’Aubigné naquit le 27 novembre 1635  à la prison de Niort, où ses parents étaient détenus.


Son père, Constant d’Aubigné, non content d’avoir assassiné sa première femme dans un accès de jalousie, purgeait une peine de prison pour faux monnayage. C’est pour cette raison que sa fille naquit à la prison de Niort.


 Constant d’Aubigné était le fils du célèbre poète et ami d’Henri IV, Agrippa d’Aubigné. Il avait abjuré sa foi protestante en 1618, assassiné sa première femme en 1619, puis rapidement dépensé la dot de sa deuxième femme.

 

Ses relations d'affaires avec les Anglais furent à l'origine des suspicions d'intelligence avec l'ennemi qui le firent  enfermer à la prison de Bordeaux puis de Niort.


Françoise d'Aubigné fut baptisée selon le culte catholique, elle reçut une éducation protestante de sa tante madame de Villette qu’elle retrouva en 1647, après un séjour de six ans à la Martinique où son père avait entraîné toute la famille.


Sa marraine la fit enlever, pour lui redonner une éducation catholique, l’enferma dans divers couvents et notamment dans celui des Ursulines de la rue Saint-Jacques.


Ensuite, elle habita avec sa mère dans le Marais et vécut pauvrement du travail de ses mains. A la suite de la mort de sa mère, elle épousa le célèbre poète Scaron en 1652. Cet homme de 25 ans son aîné était infirme.


 Pourquoi cette union ?

Certains historiens prétendent que c’était pour éviter de  retourner  dans un couvent, d’autres pensent que c’était uniquement pour des raisons financières. Néanmoins, grâce à son mari elle  entra dans un brillant cercle littéraire où elle fit la connaissance de Madame de Sévigné  et de Madame de La Fayette.

 


A la mort de son mari en 1660, elle se retrouva sans ressources. Veuve irréprochable, elle se fit remarquer par Mme de Montespan, la favorite du roi, elle devint gouvernante de ses bâtards de 1669 à 1673. En récompense de ses services, Louis XIV lui attribua le domaine de Maintenon, qu’il érigea pour elle, en marquisat.

 

Elle  supplanta la marquise de Montespan. Pleine d’esprit et belle, la marquise de Maintenon se plut à faire la morale au roi et à essayer de le rapprocher de son épouse. Après la mort de la reine, Louis XIV l’épousa secrètement, sans doute en 1684 . Elle demeura discrète et désintéressée, elle ne se comporta jamais en reine 


Il est sûr que son statut était ambigu, elle était une simple mondaine en public, reine en privé, mais aussi collaboratrice, belle-mère et belle grand-mère, ce qui fut  pour elle, source d'une grande tension psychologique. Peu aimée de la famille royale, elle le fut encore moins des courtisans et du peuple qui lui prêtaient un pouvoir disproportionné et voyaient en elle le « mauvais génie » de Louis XIV.

                   Racine lisant et déclamant devant Louis XIV et Madame de Maintenon

 

Elle s’ employa surtout à  rendre le roi plus dévot, les fêtes, les divertissements, les plaisirs du théâtre disparurent de Versailles. Consultée journellement par Louis XIV sur les affaires politiques, à la différence des premières maîtresses et de la reine défunte, elle influença le roi vieillissant dans le sens de la rigueur morale et de l’austérité. Toujours selon quelques historiens, c’est sous son influence que le roi a révoqué l’Edit de Nantes.

Elle  a poussé Louis XIV à légitimer les enfants de la marquise de Montespan.

 

À la mort de Louis XIV en 1715, elle se retira à Saint-Cyr, où elle avait fondé en 1686 une maison destinée à recevoir les jeunes filles nobles et pauvres. L’éducation était basée sur la fatigue du corps, une nourriture frugale, une attitude modeste en face des hommes  et un enseignement intellectuel réduit au strict minimum.

 

 

                                           Chambre à coucher de Madame de Maintenon à Fontainebleau

 

Elle décéda en 1719 et fut enterrée à Saint-Cyr. Son corps fut déterré en 1793 par les révolutionnaires. Ses restes furent retrouvés pendant la Seconde guerre mondiale dans les décombres de l’école qui avait été bombardée. Ils furent  déposés dans la chapelle royale du château de Versailles puis, replacés sur le site de Saint-Cyr., en 1969.

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