Le Plutonium, document à lire dans "Votre santé "
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Le plutonium est la pire substance jamais élaborée par l'industrie humaine
Il s'agit d'un poison mortel au centième de milligramme.
Hautement radiotoxique, il reste nocif plusieurs centaines de milliers d'années. S'il pénètre dans l'organisme sous forme de petites particules (par l'air, l'eau ou les aliments), il se fixe dans
le foie, le squelette ou les poumons. Ses radiations peuvent détériorer le noyau des cellules (en particulier les molécules d'ADN) et engendrent un risque de leucémies, cancers ou mutations
génétiques. Respirer une poussière d'un centième de milligramme de plutonium est une cause presque certaine de cancer du poumon.
Concernant sa durée de vie du plutonium, sa quantité est divisée par deux tous les 24 000 ans environ. Même après 240 000 ans (10 demies vies), le nombre d'atome de plutonium n'a été divisé que
par 1024. Si on avait une tonne de plutonium au départ, il en reste encore 1kg au bout de 240 000 ans, soit de quoi tuer encore pas mal de gens.
Philippe BROUSSE
La grippe porcine A H1N1, une pandémie de la bêtise ou une manipulation de l’opinion ?
L’orchestration de la grande peur est apparemment très réussie : depuis de longs mois, nous vivons dans l’attente, en métropole, des premiers cas qui signeraient le déclenchement de la pandémie tant attendue, et un peu espérée, par nos divins pronostiqueurs et toute l’équipe gouvernementale, le petit doigt sur la couture du pantalon. Et pendant ce temps-là, sœur Anne ne voit toujours rien venir, et les médias, un peu douchés par tant d’empressements intéressés, commencent à s’interroger sur la réalité d’un risque qui tarde tellement à se concrétiser. La belle unanimité des premiers mois se fissure silencieusement, et les autorités cherchent systématiquement à discréditer toute critique à leur action, à tel point que surgit fatalement un doute : cette campagne orchestrée pendant de longs mois ne serait-elle pas une excellente manipulation de l’opinion, priée de se désintéresser de la crise économique et des déficits abyssaux dans lequel ce gouvernement nous plonge, pour se focaliser sur un danger “imminent, terrible, qui va plonger le pays dans un désordre incroyable” ? Tout est dit pour entretenir la panique tout en se montrant très rassurant. “Nous veillons, ne craignez rien...” Pendant ce temps, le pouvoir astique ses arguments de campagne et met sous le boisseau les incalculables reculades qu’il présente comme autant de victoires. Dans le souci de satisfaire des catégories privilégiées de citoyens, il crée des déficits inimaginables auxquels nous serons confrontés dans les prochaines années : l’exemple de la baisse de la TVA pour la restauration est typique de cette double peine à laquelle nous sommes condamnés : rien ne baisse, les restaurateurs empochent la différence, et il nous faudra payer les milliards ainsi offerts à ces bons électeurs !
épingle pour dénoncer la dangerosité de la grippe. Restons sérieux, à qui profite l’affaire ? L’industrie pharmaceutique a remarquablement organisé la fourniture
mondiale du Tamiflu, médicament présenté comme la panacée contre ce type d’affection virale, alors que, pour une grippe bénigne, l’aspirine ou le paracétamol sont bien suffisants.
Quant à la grande agitation qui a accompagné la mise au point d’un vaccin, osons dire que cela fait partie de la manipulation évoquée plus haut. Tout était presque prêt pour convaincre des
millions de Français de se faire vacciner, quand, patatras, les Chinois nous annoncent triomphalement qu’ils ont réussi à mettre au point ledit vaccin, coiffant tous les laboratoires sur le
poteau. Alors rien ne va plus, sans vergogne les pouvoirs publics et les laboratoires nous expliquent qu’une seule injection du vaccin sera suffisante, au lieu de deux comme annoncé précédemment.
En attendant d’émettre les plus grandes réserves sur la qualité du vaccin chinois, et ainsi de suite.
Il est grand temps de revenir à des choses sérieuses : le chômage continue de grimper imperturbablement, la crise financière mondiale n’a trouvé encore aucune issue et le gouvernement français ne
sait plus à quel saint se vouer, sauf à passer son temps à brocarder le parti socialiste et à se moquer de Ségolène Royal. Un peu court ! Un peu court pour le président de toutes les promesses et
de toutes les reculades. Accordons-nous au moins le plaisir de survivre gaillardement à la menace de pandémie, dont un spécialiste dénonçait ces jours-ci le vrai caractère : une pandémie de la
sottise. Commencez bien l’automne !
Pierre CORNILLOT
Pierre Cornillot est médecin, professeur de médecine et biologiste hospitalier. Il a fondé la faculté de santé, médecine et biologie humaine de Bobigny, dont il a été le doyen de 1968 à 1987. Il a présidé l’université Paris-Nord (1987-1992), puis a créé et dirigé l’IUP Ville et Santé sur le campus de Bobigny (1993-2001). Il est président de l’association Santé internationale. Après s’être investit parallèlement dans des actions d’aide au développement des pays du Sud, il se préoccupe aujourd’hui de la rédaction d’ouvrages sur la santé et la formation médicale, le système de santé et la recherche.
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