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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:31

 

L'impératrice Marie-Louise

 

Marie-Louise vivait dans l'espoir d'aller retrouver son époux à l'île d'Elbe où il pourrait voir son fils.

 

Sa sérénité commençait à gêner l'opinion publique autrichien  ainsi que sa famille parce qu'elle se montrait affligée par le malheur de son mari.


Marie-Louise pensait trouver des appuis et de l'aide pour enfin, rejoindre Napoléon. Mais la jeune impératrice était seule avec son petit garçon ....

 

 

                                                    Le général comte Adam-Aldeberg de Neipperg


En Juin 1814, l'Empereur  François d' Autriche, pour lui changer les idées,   accorda  des vacances à sa fille Marie-Louise dans la ville thermale d'Aix les bains. Elle était  accompagnée par un général en qui son père avait  toute confiance, Adam Albert de Neippert  

 

Le but véritable de sa mission était de tout faire pour empêcher l'impératrice de rejoindre Napoléon. Neipperg, qui avait parfaitement compris, dit en partant :

 

« Dans six semaines, je serai son meilleur ami et dans six mois son amant »,

 

 Vers la fin du mois d'août 1814,  Marie-Louise décida de retourner à Vienne pour discuter de son avenir et de celui de son fils.

Napoléon lui écrivait  qu'il l'attendait  sur l'île d'Elbe en septembre, mais Marie-Louise ne pouvait pas s'y rendre sans le consentement de son père.

 

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Pendant le voyage de retour , Marie-Louise qui n'avait que 23 ans, se laissa séduire   par Neipperg et ils devinrent amants dans la nuit du 25 au 26 septembre à l'auberge du Soleil d'Or au Righi en Suisse.

 

Elle écrivit à Mme de Montebello :

 

«  Figurez vous que dans les derniers jours de mon séjour à Aix, l'Empereur m'a envoyé message sur message pour m'engager à venir le rejoindre […] Je n'irais pas pour le moment dans l'isle d'Elbe et je n'irais jamais >>


 Marie-Louise fut sévèrement critiquée par les Français et les Autrichiens.

 

D'autre part, le  favori de Napoléon, Cipriani,  envoyé en  Autriche fin 1814, lui apprit la trahison et l'infidélité de son épouse Marie-Louise. Pour Napoléon, le départ de l’île d’Elbe devint une priorité

 

 Le 8 mars 1815,   Marie-Louise fut  informée de la fuite de Napoléon de l'île d'Elbe : l'ex-impératrice fut  affligée par la crainte d'avoir à retourner en France. Dans la dernière des trois lettres écrites à Metternich, elle déclara se mettre sous la protection de son père  François II.

 

 

Le 18 juin 1815, , Napoléon fut  définitivement battu à Waterloo..

Le 15 août 1815,  Napoléon était sur le chemin de l'île de Saint-Hélène 

 Marie-Louise écrivait  à son père :

«  J'espère qu'il sera traité avec bonté et clémence, et je vous prie, cher Père, de faire en sorte que cela se produise, c'est la seule chose que j'ose demander pour lui et c'est la dernière fois que je prends à cœur son destin parce que je lui dois ma reconnaissance pour la tranquille insouciance dans laquelle il m'a laissé vivre au lieu de me rendre malheureuse. »

 

 Napoléon arriva à Sainte-Hélène le 17 octobre. Le 12 décembre 1815 , Marie-Louise fêtait ses vingt-quatre ans et l'ex-impératrice rejoignit  son amant, le général  Neipperg.

 

Le 1er mai1817,  alors que les médecins français avaient déclaré qu'elle ne pouvait plus avoir d'enfants, elle donna naissance à une fille ,  qui porta  le titre de comtesse de Montenuovo  Le 8 août 1819, elle mit au monde un fils puis deux autres enfants en 1822 et en 1823 qui décédèrent presque à la naissance  

 

 Marie-Louise ne put reconnaître ses enfants  illégitimes, et ils ne pouvaient   pas vivre au palais. Cette situation la fit souffrir.

 

                                                                 Marie-Louise, duchesse de Parme

 

 

Quant à son fils aîné, "l'Aiglon", il vivait  à Vienne, son sort était scellé :

Il  ne pouvait pas succéder  à sa mère sur le trône de Parme, qui devait revenir aux Bourbons à la mort de Marie-Louise.

Marie-Louise, par lettre, demanda  à son père :


« Il est de mon devoir de mère et ma ferme volonté de voir prendre, alors que je suis en vie, les dispositions futures concernant mon fils », et elle demanda les territoires palatins-bavarois de Bohême appartenant à son oncle Ferdinand de Toscane.  Finalement, l'enfant reçut les territoires et le titre d'« Altesse sérénissime le Duc de Reichstadt .

 

Pour obtenir les patentes impériales qui établissaient les titres et le rang de son fils, Marie-Louise se rendit à Vienne. Elle y resta du 2 juillet au 1 septembre 1818. Elle eut la joie  d'embrasser son fils aîné que son grand-père aimait sincèrement, et ce fut  avec tristesse qu'elle le  quitta à nouveau.

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Elle le revit  deux ans plus tard en 1823 puis 1826, 1828, 1830, et enfin en 1832, sur son lit de mort.

 

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