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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 21:17

 

Prisonnière

 

 

 

 

Jehanne fut arrêrée avec son frère, Pierre, et Jean d’Aulon. Les autres réussirent à fuir. A Jean de Luxembourg, elle demanda :
-    Monseigneur, je vous prie de faire part de ma situation  à mon roi !
-    A quoi bon Jehanne ! Tu es prisonnière et les Anglais te veulent  vivante !
Elle insista :
-    Monseigneur, pour moi je ne demande rien ! Je demande la libération de mes deux compagnons !
-    Rassure-toi, ils sont déjà libres !
Jean de Luxembourg l’emmena à Margny, au nord de Compiègne. Elle était bien traitée et espérait une aide du roi . Elle pensait qu’il ne l’abandonnerait pas et qu’il paierait une rançon pour la faire libérer. Chaque jour, elle attendait l’arrivée d’un messager royal. Elle avait fait part de ses espoirs à ses gardiens qui se montraient gentils à son égard .Le soir venu, ils lui disaient :
-    Hélas !Jehanne, tous les jours se succèdent sans aucune bonne nouvelle pour toi !
-    Je garde espoir ! répondait-elle 
-    On ne comprend pas Charles VII ! Tu l’as sauvé et il t’abandonnes ! clamaient-ils
-    Ne le blâmons pas mes amis ! Il a tant de choses à faire !
-    Tu es bien trop bonne, Jehanne !

 

 

                                                                    Château de Margny

 

Elle resta à la prison de Margny jusqu’au 28 mai 1430. Un matin, elle entendit des cliquetis d’armes et des piétinements de chevaux. Elle s’en inquiéta :
-    Que se passe-t-il ? Quel est ce remue-ménage ?
-    C’est pour toi Jehanne ! tu vas être transférée !
Jehanne fut emmenée, sans égard, au château de Beaulieu, dans le Vermandois. Là, ce n’était plus des gardes souriants, mais des geôliers grossiers qui s’adressaient à Jehanne par des moqueries et des injures .Elle ne pouvait plus supporter cet atmosphère pesant, elle décida de s’évader . Elle profita de la tombée de la nuit, à l’heure du changement de gardes. Elle se faufila par une porte entrouverte et dévala les escaliers extérieurs de la tour où elle était prisonnière. Elle sauta dans la cour intérieure, un coussin d’herbe amortit sa chute. Elle repéra la porte et courut se cacher derrière un pilier, à proximité du pont-levis. Elle venait à peine de se terrer dans un creux de la muraille quand elle entendit des hurlements :
-    La Pucelle a filé !
-    La garce, il faut la rattraper ! Elle ne peut pas être loin !
Le chef de la prison hurla :
-    Personne ne doit entrer ou sortir ! Le pont-levis doit rester lever !

 

 

                                                                 Tour où Jehanne fut enfermée à Beaulieu

 

Jehanne ne bougeait plus, c’est à peine si elle respirait. Un garde passa près d’elle sans la remarquer. La nuit était son alliée, mais elle se demandait : «  comment sortir ? Si le pont ne se baisse pas, comment franchir cette muraille ? » Elle remarqua un petit chemin qui semblait longer le rempart. Elle le suivit, pensant trouver un moyen de s’échapper. Des nuages voilaient la lune et elle put atteindre des grands arbres , proches du rempart. Elle espérait pouvoir grimper, se hisser sur le mur et se laisser glisser à l’extérieur. Elle avait atteint une branche basse et se voyait déjà libre quand une voix tonitruante la paralysa :
-    Ah ! La Pucelle ! Tu n’iras pas plus loin !
Un géant lui prit le bras avec force et la ramena dans sa tour. Elle ne put trouver le sommeil et au petit matin, elle fut privée de pain et de lait, elle n’eut droit qu’à de l’eau toute la journée. Son geôlier lui annonça :
-    La belle, tu vas changer d’ « hôtel » !

                                                                  Jehanne blessée

 

Le lendemain, elle fut transférée au château de Beaurevoir. Jehanne espérait toujours  sur la bonté de Charles VII. Les jours passaient et le roi ne se manifestait pas. Malgré son échec, elle organisa une nouvelle évasion. Après avoir bien observé les lieux, elle profita du repas des gardes pour s’échapper par la lucarne de sa geôle. Elle se mit à descendre le long du mur en s’agrippant aux pierres saillantes. Elle atteignit le chemin de ronde et sauta à l’extérieur. Sous les broussailles, elle n’avait pas vu le rocher et les grosses pierres qui jonchaient le sol. Elle ressentit une douleur violente et ne put retenir un cri. Les gardes qui la cherchaient  la reprirent et l’enfermèrent.

 

                                                                     Du Crotoy à Rouen

 

Elle fut soignée et les mois qui suivirent , elle vécut une suite de transferts, de prison en prison , avec des conditions de détention de plus en plus difficiles. Jehanne passa par Arras, Drugy, Le Crotoy, Saint Valéry, Dieppe, et une tour du château de Rouen. Là, ce fut l’enfer ! Jehanne n’était pas traitée en prisonnier de guerre mais en prisonnière accusée de sorcellerie !

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commentaires

Fred Milongeroz 18/02/2012 23:34

Bienvenue à bord du Sarmiento!
Jeanne d'Arc entendrait des voix encore, la voix des sirènes!!! Nous ne la brûleront point, promi! De toute façon, le bucher est fortement déconseillé sur un navire en bois! des passions communes
en effet, toutes aussi radioactives les unes et les autres!

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