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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 21:04

 

 L'examen de virginité

 

 

Pendant trois longues semaines, Jehanne fut ballottée de juge en juge, de clerc en clerc, de docteur en théologie en universitaire. Inlassablement, elle répétait les mêmes paroles, sans jamais se contredire. La conviction avec laquelle elle répondait impressionnait tous ses juges ! La majorité disait :
« Cette pucelle est sincère »
A Tours, aux sages qui l’interrogeaient, Jehanne prédit :
-    Les Anglais seront vaincus, Orléans délivrée, le dauphin sacré roi à Reims et Paris reconquise ! »
Monseigneur l’Archevêque d’Embrun ajouta :
-    Jehanne, nous avons encore besoin d’examens !
Elle accepta et partit chez Madame Yolande d’Anjou. Là, Yolande d’Anjou , assistée de Jehanne de Preuilly et de la dame Le Maçon, attendait Jehanne pour pratiquer un examen de virginité. N’ayant rien à se reprocher, Jehanne  arriva , souriante et gaie et s’adressa directement  à Yolande d’Anjou en ces termes :
-    Je vous prie Madame d’exécuter ce dont on vous a chargée, cela ne me blesse point !

 

 

                                                         Tours, plaque rappelant que Jehanne y séjourna

 

Après examen, les « sages femmes » ne purent que donner le résultat de leur visite :
-    Jehanne est une jeune fille vierge ! Il n’y a aucun doute !
La Pucelle resta au château quelques semaines. Pendant ce temps, le roi chargea Beaudricourt de faire une enquête à Domremy, afin de connaître l’identité exacte de la jeune fille. Les meilleurs renseignements parvinrent au dauphin Charles.  « Il décida en conseil, que la grande clairvoyance de Jehanne, la Pucelle de Domremy , fille du laboureur  Jacques, originaire d’Arc en Barrois et d’Isabelle, fille de Jean, laboureur à Vouthon, lui serait d’un grand secours pour libérer le royaume de France et chasser l’Anglais hors des frontières. » De plus, il annonça :
-    A compter de ce jour, Jehanne aura sa maison militaire à Tours avec Jean d’Aulon, comme écuyer, Raymond et Louis de Conte, comme pages, Guyenne et Ambleville, comme hérauts.
Quelques jours plus tard, alors que Jehanne s’installait à Tours, son père, Jacques, et sa mère Isabelle arrivèrent dans la ville, accompagnés du frère Jean Pasquerel, Le brave père avait pardonné à sa Jehannette mais il avait vieilli sous le poids du chagrin et des soucis. La mère, au regard doux, ne montrait jamais sa peine aux étrangers, mais toutes les souffrances morales qu’elle vivait la rendait pensive. Jehanne les reçut à bras ouverts, elle salua respectueusement frère Pasquerel. Sa mère la prit par la main et dit à frère Pasquerel ;
-    Frère Pasquerel, nous avons confiance en vous, nous vous confions notre fille Jehanne ! Nous vous prions de veiller sur elle et de l’aider à rester dans le droit chemin !
-    Devant Dieu, je vous promets de veiller sur votre fille et de l’accompagner dans toutes ses missions !
Dès lors, Jehanne était sous la protection de frère Pasquerel, quoiqu’il arrive, il représenterait les parents de Jehanne en toutes circonstances.
Frère Pasquerel ne quitta jamais Jehanne, même au plus dur des batailles !
Les Parents de la Pucelle regagnèrent Domremy, un peu rassurés mais le coeur débordant de chagrin

 

A la maison militaire, les préparatifs de guerre avançaient . Jehanne reçut une armure à sa taille et on lui proposa une épée. Elle refusa en disant :
-    J’ai envoyé chercher une vieille épée qui est enterrée derrière le chœur de l’église de sainte Catherine de Fierbois !
Des sourires amusés parcoururent les lèvres de ses interlocuteurs, mais elle insista :
-    J’ai une grande confiance en sainte Catherine et je veux l’épée que mes voix m’ont conseillée de prendre !
Les hommes de sa maison militaire étaient allés quérir cette mystérieuse épée, ils la trouvèrent exactement à l’endroit désigné par Jehanne. Elle gisait dans la terre, sale, rouillée, démodée, ornée de cinq petites croix. Les hommes la nettoyèrent et Jean d’Aulon la remit à Jehanne avec un fourreau d’apparat de velours vermeil. Elle le remercia par ces mots :
-    Cette épée me suffira mais il me manque le plus important !
-    Que désires-tu Jehanne ? interrogea Jean
-    Un étendard ! messire
-    Comment le veux-tu ?
-    Je le veux blanc, orné d’une annonciation et de fleurs de lys !

 

                                                         L'étendard de Jehanne

 

Jehanne était précise , la jeune Lorraine savait ce qu’elle voulait et elle devait souvent lutter contre  la  colère qui la submergeait . Elle tombait à genoux en priant :  « Oh Seigneur ! Oh Vierge Marie ! Aidez-moi à accepter les autres, je dois lutter sans cesse contre moi-même pour vous plaire et accomplir votre volonté ! » C’est ainsi que priait Jehanne, la veille du 13 mai 1429 , le départ vers Orléans. 
         

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