Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 20:55

Aux courses

 

A midi, toute la famille était réunie chez Baptiste, autour d’une belle table . Les grands- parents étaient souriants et le cousin Florian était un grand blagueur, qui aimait amuser tout le monde. Les deux cousins s’appréciaient beaucoup, c’était deux bons copains. Ils bavardaient en mangeant mais on ne traînait pas car les courses commençaient à 14h et c’était à 30 kilomètres. Le plat de saumon préparé par Marie fut apprécié :

- C’est extra Mademoiselle ! dit le grand-père

- C’est un joli plat et c’est délicieux ! ajouta la grand-mère

Baptiste arriva en souriant avec ses cailles  :

- Vous allez déguster mon plat :" cailles aux raisins, haricots verts et pommes dauphines !" Préparé avec amour !

Florian éclata de rire et assura :

- Tu peux changer de métier et ouvrir un restaurant !

Triomphant, Baptiste confessa :

- J’ai enfin trouvé un bon traiteur !

Toute la tablée rit aux éclats et savoura les cailles puis la salade et le fromage . Florian jeta un œil intéressé sur le dessert

- Un tiramisu ! s’exclama-t-il, j’adore !

- Moi aussi, c’est mon dessert préféré ! ajouta Baptiste De plus,  mon cher cousin, je peux affirmer que ce délicieux gâteau est l’œuvre de Blanche !

- Bien sûr, répondit Florian ! Elle ne peut que te faire plaisir !

On servit le café et on se prépara pour le départ aux courses . Blanche et Marie étaient excitée à l’idée de découvrir le monde des chevaux de courses. Les deux voitures filèrent vers l’hippodrome , ils entrèrent par la porte des propriétaires, grâce au grand-père et pénétrèrent dans les tribunes gratuitement . Puis, les courses se succédèrent, les Demoiselles s'amusaient beaucoup.

- Comment joue-t-on ? demanda Marie

- Il faut aller au guichet et donner les numéros de chevaux choisis, expliqua Baptiste

- Oui ! dit le grand-père, mais je vous conseille de choisir un cheval et de le jouer

« placé » ! Vous serez sûre de ne pas trop perdre et vous pourrez même gagner quelques euros !

- Ecoute mon Papi dit Florian, il s’y connaît !

- Il peut même te donner les bons numéros ! assura Baptiste

Marie écoutait attentivement le Papi, il donnait ses avis sur les chevaux :

- Regardez Marie, celui-ci boîte du devant droit ! celui-ci, à gauche, est nerveux ! Ce grand alezan me paraît en forme ! Il devrait bien se placer !

Les courses se succédaient et Marie mourait d’envie d’aller jouer les chevaux choisis par le papi, il faisait souvent le bon choix ! Mais elle ne se décida pas , elle avait peur de perdre ! Pendant ce temps, Blanche s’extasiait devant les trotteurs :

- On dirait des courses de chars comme dans l’antiquité ! s’exclama-t-elle comme dans Ben-hur ! Au fait, comment appelle-t-on les conducteurs ?

- Les drivers , mademoiselle Blanche dit le Papi

- Ce sont des champions, comme les pilotes de Formules 1 ! s'exclama-t-elle

- Tu as raison et les drivers sont des Prost, des Schuhmacher ou des Alonso ! rétorqua  Baptiste

- Mais oui, affirma le grand-père, les drivers sont des as ! Les trotteurs, ce sont mes chouchoux !

- L’amour des chevaux, c’est un sentiment qui se transmet ! assura Florian, maman et ma sœur en sont mordues !

La journée passa vite, trop vite de l’avis de tous. Personne ne risqua son argent au jeu. Le spectacle des courses suffit à les enthousiasmer. Le retour fut joyeux et les Demoiselles convièrent tout le monde à venir prendre une boisson chez elles . Les grands- parents furent intéressés par le rayon presse de la librairie et donnèrent leur avis sur cette activité :

- C’est beaucoup de travail ! Votre magasin est magnifique ! Vous devez passer énormément de temps dans votre boutique !

- Vous avez raison ! Elles triment sans arrêt ! Toujours sur le pied de guerre ! dit Baptiste

- On sait ce que c’est ! affirma la grand-mère, c’est agréable mais on n’a pas le temps de s’amuser !

Les grands-parents constatèrent que les deux jeunes filles avaient passé une bonne journée et qu’elles avaient apprécié le spectacle des Courses. Ils proposèrent de renouveler cette sortie dès que l’occasion se présenterait. Florian reprit la route avec ses grands-parents, Baptiste , Blanche et Marie terminèrent la journée par une longue promenade à travers les rues.. Ils passèrent près du vieil immeuble désaffecté , rien ne bougeait . Ils pénétrèrent dans les longs couloirs déserts et remarquèrent trois portes fermées avec des cadenas . Il faisait encore jour et Marie voulut revoir le placard où elles avaient trouvé refuge. Blanche le trouva petit et se demanda comment elles avaient pu s’enfiler dans ce réduit ?

- Avec la peur, on se serait fourrée dans un trou de souris dit Marie en riant.

Ils passèrent par la ruelle près du cinéma et Blanche fit remarquer qu’il n’y avait plus de grands cartons pour abriter les clochards. Elle demanda à Baptiste :

- Tu as logé Monsieur Quentin au Foyer des Travailleurs mais où est passé son copain ? 

- Il a refusé de nous suivre mais je ne sais pas où il est allé ! Je crois me souvenir qu’il a dit qu’il préférait squatter que de suivre les flics !

La nuit commençait à tomber, les lampadaires s’allumèrent et ils marchaient vers la Librairie quand ils virent un vieux bonhomme, à longue barbe blanche, vêtu comme un lutin, chaussé de grandes galoches et trottinant sous les arcades. Marie crut s’étrangler, puis elle finit par articuler :

- Quel étrange bonhomme ! D’où sort-il ?

- Il me semble l’avoir déjà vu près du vieil immeuble répondit Baptiste,  C’est un vieil original, on n’a jamais eu rien à lui dire ! Je crois qu’il était pilote

d’hélicoptère !

Ces renseignements intéressèrent  les Demoiselles, elles se regardèrent en souriant. Désormais, elles savaient où le chercher et se disaient que leur intuition les avait mises sur la bonne voie. Marie fit un clin d’œil à sa sœur et s’exclama :

-« Qu’est ce qu’on est bonne ! »

- Vous êtes bonnes en quelle matière ? demanda Baptiste

- En tout, bien sûr ! S’empressèrent de répondre les deux sœurs.

Blanche détourna la conversation vers un autre sujet :

- Ne penses-tu pas que le vieil immeuble désaffecté pourrait être remis en état ?

- C’est vrai, les murs sont solides ! Il n’y a qu’un bout de toiture de l’aile gauche qui s’est effondré !

- Ah, oui ! s’écria Marie on était …

- Non, on n’a rien entendu le jour du sauvetage du jeune homme ! coupa Blanche.

Marie se reprit :

- Justement, je voulais savoir si c’était récent !

Les questions insidieuses de Baptiste continuaient à pleuvoir. Blanche et Marie avaient intérêt à répondre prudemment pour ne pas se trahir. Avec habileté, il remit le sujet de la conversation sur le vieil immeuble, parce qu’il avait bien compris que ses amies s’intéressaient beaucoup à ce quartier de la ville.

- Vous saviez que le vieil immeuble est squatté par une population pas toujours très recommandable ?

- Cependant, tu nous a dit que le vieil original aux grandes galoches devait loger là-bas, remarqua Blanche

- Et même qu’il ne se faisait  pas remarquer ! continua Marie.

- Ce vieux bonhomme semble vous attirer ! constata Baptiste

Le téléphone de Baptiste sonna , les Demoiselles soupirèrent, il était temps ! Baptiste était appelé, il y avait du grabuge au commissariat ! Elles étaient fatiguées et elles commençaient à donner des réponses troubles que Baptiste , le malin, savaient interpréter avec justesse . Il se leva, enfila sa veste et plaisanta :

- Dormez bien les filles ! Ne passez pas votre nuit avec le vieux bonhomme ! Attention Blanche ! Laisse Marie y aller seule ! Je suis un grand jaloux !

- Ne crains rien ! Ce vieil homme, ce n’est pas mon type ! dit Blanche en riant

- Et le mien non plus ! Et puis, nous, on ne sait pas  qui t’appelle à ton boulot ! C’est peut-être une collègue ! chantonna Marie. N’est-ce pas Blanche ?

De grands éclats de rire résonnèrent dans les escaliers, la porte claqua et Blanche remonta .

- Il a un drôle de métier ton copain ! Crois-tu pouvoir vivre avec un homme qu’on appelle n’importe quand ?

- C’est toujours pour la bonne cause ! protesta Blanche . Et puis, avoue-le, cet appel a sauvé provisoirement notre secret ! Il est tard, c’est le moment d’aller au lit,  demain, on ne fait pas grève !

- Tu as raison ! D’autant plus que je suis fourbue, fourbue comme un vieux cheval !

- Alors, fais de beaux rêves, Marie !

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Les poubelles radioactives
  • Les poubelles radioactives
  • : Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
  • Contact

Recherche

Liens