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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 17:08

Liquider les témoins !

 

L’arrivée du balafré figea Marie sur son escabeau mais elle reprit rapidement ses esprits, «  je dois avoir un comportement normal, comme avec n’importe quel client » se dit-elle

- Bonjour Monsieur ! claironna- t-elle

Il ne répondit pas, son visage semblait figé, il se dirigea vers les rayons de presse et fit mine de chercher une revue

Marie aperçut la grande voiture noire garée en face tandis que le boiteux faisait les cents pas devant la librairie. Tout en époussetant les rayonnages de livres, elle se dirigea vers l’arrière boutique, elle poussa la porte , fit tomber un bouquin pour attirer l’attention de Blanche, plongée dans son travail de bureau  et murmura : « ils sont là ! » puis à haute voix, elle ajouta :

- N’oublie pas de commander un réassort de bandes dessinées !    Surtout les Tintins ! 

  Blanche avait compris , elle appelait Baptiste sur son portable quand Marie hurla de terreur, elle lâcha le combiné qui tomba et se précipita au magasin, là, elle vit l’homme qui avait ceinturé Marie et qui la menaçait d’un revolver.

- Que voulez-vous ? s'écria -t-elle, si c'est de l'argent, prenez la caisse, c'est tout ce qu'on possède et laissez ma soeur tranquille !

- Pétasse ! grommela-t-il, on n'a rien à faire de ton fric et pourquoi que je lâcherais cette petite garce ?

- Parce qu'elle ne vous a rien fait !

- Vous n'avez rien fait, alors qu'est-ce que vous faisiez dans l'immeuble désaffecté ? Qu'est- ce que vous avez entendu ?

- Mais rien ! Rien ! hurla Blanche

- Et toi la Belle ? grogna-t-il en secouant Marie comme un prunier

- Absolument rien Monsieur ! Je ne comprends pas pourquoi vous vous énervez à ce point !

- Ah, voyez ça ! Mademoiselle veut faire sa maligne ! Ferme ton bec!  s'écria-t-il, en brandissant  son arme au-dessus de la tête de Marie.

Le petit boiteux entra , tira la barre qui ferme  la porte et dit :

- On sera plus tranquilles pour bavarder, n'est-ce pas Mesdemoiselles ?

Puis s’adressant au balafré :

- Du calme mon ami, ce sont des demoiselles bien élevées !

- Dites donc à votre copain de me lâcher, je ne veux pas me sauver ! implora Marie.

- Desserre cet étau ! ordonna le boiteux.

Il lâcha Marie qui se précipita vers Blanche. Elles se tenaient toutes les deux, debout devant la porte de l’arrière boutique où le téléphone était toujours décroché .

Quatre heures sonnaient au clocher, un client essaya d’ouvrir la porte, insista puis s’éloigna.

- Quittez notre magasin messieurs ! dit Marie, nous ne fermons jamais notre boutique, les clients vont s'inquiéter !

- Mais, vous êtes des témoins gênants ! En général, on les liquide !

D’autres clients vinrent taper à la porte et certains appelaient :

- Marie ! Blanche ! Où êtes-vous ?

Un petit groupe discuta quelques instants devant la porte puis se dispersa.

Le balafré posa le canon de son revolver sur la tempe de Marie qui se mit à hurler de toutes ses forces. Le petit lui attacha les mains et dit froidement :

- Avec çà, tu vas te taire !

Et il lui mit une large bande de scotch sur la bouche. Blanche en profita pour allumer discrètement son portable programmé sur celui de Baptiste  puis,  cria :

- Au secours ! Au secours !

Espérant que le portable ou le combiné décroché transmettrait ses cris aux  oreilles de quelqu’un.  Elle slaloma entre les rayons et réussit à courir jusqu’à la porte et à lever la barre . Le clochard au bonnet rouge était là, une bouteille vide à la main, il poussa la porte, aperçut Marie ligotée, il comprit que les demoiselles avaient besoin d’aide.  Les sirènes d’une voiture de police résonnait dans la rue, le clochard n’hésita pas, il asséna un coup de bouteille sur la tête du grand balafré tandis que Baptiste maîtrisait le boiteux qui s'enfuyait sur le trottoir.

Alerté par les appels au secours de Blanche, la rue se remplissait de véhicules de police. Les deux bandits quittèrent les lieux, menottés et sous bonne garde

Blanche et Marie étaient tremblantes et épuisées . Baptiste rassura ses amies et  remercia le brave clochard pour son efficacité. Il serra Blanche dans ses bras et murmura :

- C'est fini, tout va bien ! Je reviendrai ce soir, mais, tout de suite, je dois aller au poste pour l'interrogatoire !

- Oh oui, j'ai tellement besoin de toi ! dit-elle timidement

puis elle ajouta à voix basse :

- Pardonne - nous, mais on a vu ces deux gangsters quand l'adolescent a été blessé !

Baptiste secoua la tête, ferma les yeux en étreignant Blanche et fila vers sa voiture en s’écriant :

                        - Ah, les filles !

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commentaires

Bastos 04/06/2014 19:16

Continue !

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